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8 janvier 2008 2 08 /01 /janvier /2008 07:54

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Maupassant revient souvent à la télévision. L’univers littéraire qu’il a créé est plaisant, facile à lire, mais point trop n’en faut ! Pour moi, sa lecture remonte au lycée (ça fait un bail !) : « les contes de la bécasse », « le horla », « Bel ami » ou l’ascension d’un arriviste entre les chambres à coucher et les salles de rédaction et « La Maison Tellier » ou un dimanche à la campagne de quelques filles de joie. En bibliothèque de Nucourt, il y a de quoi lire. Avec Zola, Maupassant est le classique le mieux représenté.

Par contre, en refeuilletant « Une vie » et en surfant sur le net je me suis rendu compte – enfin ! – que Maupassant s’était un peu déprécié avec une monumentale production juste un peu linéaire. Passé son magistral « Boule de suif », son premier roman naturaliste où il marche encore dans les pas de son maître Flaubert, il crée un univers finalement un peu monotone et frappé de pessimisme voir de désespoir.

« Ce sont les mêmes thèmes qui reviennent toujours : l’impossibilité de la communication entre les hommes, l’amour malheureux d’êtres épris d’idéal et d’autres, prisonniers de leurs sens ; la désagrégation de la famille, la guerre, la folie, la mort et la critique impitoyable d’une humanité égoïste, bornée et hypocrite. Les milieux sont aussi presque toujours les mêmes : la campagne normande, habitée par des paysans et des hobereaux, et paris où se côtoient, sans se connaître, de petits fonctionnaires, de grandes dames et des prostituées. Les personnages ne diffèrent que selon leur appartenance à une catégorie – riches, pauvres, nobles, bourgeois, paysans, mères de famille asexuées, femmes faciles, maris trompés, amants parasites….- et leurs tragédies banales ne suffisent pas pour les individualiser. » (Antonia Fonyi – Universalis) 

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Une vie n’échappe pas à cette présentation ; résumé : Jeanne sort du couvent et retrouve la propriété familiale où elle a passé son enfance sur la côte normande. C’est désormais une jeune femme accomplie, rêveuse et pleine d’illusions. C’est aussi un beau parti et l’on ne tarde pas à lui présenter Julien de Lamarre, très séduisant au premier abord. Le mariage arrangé se dégrade rapidement : la nuit de noce est brutale, Julien s’avère être un mari et un administrateur tyrannique et pingre , il la néglige et la trompe avec la bonne qui met au monde un bâtard puis avec Gilberte de Frouville dont le mari fou de rage jette la roulotte qui abrite leurs ébats du haut d’une falaise, enfin sa mère meurt et sa correspondance révèle ses propres infidélités.

Jeanne accouche de Paul qui est sa seule consolation et qu’elle couve, un peu trop peut être. Celui-ci profite des années collège pour se dissiper, fuguer, faire la bringue et dilapider la fortune familiale sans reconnaissance puisqu’il ignore sa mère. Il reprend simplement contact pour lui confier sa petite fille qu’il est incapable d’élever à la mort de sa femme. Jeanne accepte d’en prendre soin. La morale ? « La vie voyez-vous, ça n’est jamais si bon ni si mauvais qu’on croit. »

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Published by gilles barba - dans ARCHIVES LIVRES
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