Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 07:25
     


Tout commence et tout finit à la Bibliothèque de Nucourt – c’est un peu le nombril du monde, l’alpha et l’oméga ! Holà, je m’égare et ce n’est pourtant pas le jour ! Je cherche un itinéraire de randonnée, proche, court, à l’abri du soleil.



Quoi d’autre ? De la bonne humeur. Le Oubabaou de Percubaba fera l’affaire. Vous connaissez ? Non ! Alors venez d’urgence l’emprunter à la Bibliothèque.

C’est enjoué. C’est enlevé. C’est …que du Bonheeeeeuuur, en chœur, dans la voiture qui nous mène sur la route d’Arthies…


   


Nous voici au départ du « Circuit des 5 châteaux », sur le parking de l’église. On passe devant la mairie, on traverse des pâturages – salut les vaches - on croise un tracteur. Ou vice versa.

On flâne, on musarde, tête en l’air quand tant d’autres déflore le paysage : lamiers, orchidées pourpres, sceaux de salomon.... Tiens des poires, des châtaignes, et des totottes fluorescentes…


   


mais aussi des post-it et des Cocaloïte phalloïde.


 


Je grappille quelques mûres sauvages. Leur goût change d’un buisson à l’autre, question d’exposition.


   


On arrive à Maudétour, son château, les communs, l’église Notre Dame de l’Assomption. Les cyclistes sillonnent le village comme un essaim d’abeilles. Ca donne le bourdon ! Vite, vite la route des Moines et le chemin du Tertre !! Heureusement que je suis déjà passé là autrefois, jadis, car l’itinéraire ne colle pas avec les plaques de rue, c’est du moins mon impression sur l’instant.

   


Qu’importe, on longe le bois de la Brume – ça ne se voit pas à l’image, je l’ai retouchée ! – le lavoir du Tertre récemment restauré nous indique un randonneur virtuel et en face une plaque commémorative en l’honneur d’un certain franc tireur ! Qui est-il ? C’est pas très éloquent.

Dans le bois des Bruyères, on décide de couper court, on bifurque à angle droit pour suivre le GR 11 et rejoindre le pylône de télécommunications.



   


Là, il faut improviser. Contre toute attente, le « chemin d’exploitation » s’est transformé en un vaste chantier ! D’autres se sont déjà plantés à cet endroit avant nous.

   


Tant pis on coupe à travers le chantier. Il s’agit de rejoindre le PR 4, c’est tout. On s’amuse un peu à dévaler de monumentales dunes de sable fin. C’est sympa comme tout. Loïc adopte une technique surf. Rémy s’élance avec audace. Maman ferme la marche tandis que je crible la scène avec cette sagacité qui me caractérise. Pas d’inquiétude, j’ai de bonnes chaussures montantes. C’est pas demain la veille que je me foulerai une cheville. Je me demande tout de même en mon fort intérieur « qu’est-ce donc que c’est que ce chantier là ? » Un lotissement ? C’est immense ! En fait il s’agit d’un golf :

« Site exceptionnel de 80 hectares au cœur du Parc Naturel du Vexin, dans le département du Val d’Oise, Le Domaine du Golf de Maudetour est le paradis des golfeurs. L’établissement est une union subtile entre un grand corps de ferme datant du XVIIe siècle et une architecture contemporaine. La nature s’empare du design intérieur des 121 appartements et suites où l’atmosphère végétale et boisée est présente à travers les tons vert et marron. Avec une prédominance pour le blanc, cet hôtel vise le repos et la détente de ses hôtes, qui auront eu le loisir de se dépenser sur le golf 18 trous du domaine. (Ouverture au printemps 2010) »

Ca vous rappelle rien ? Si, « Le domaine des Dieux » ! Astérix et Obélix !

PR 4 ! Enfin, le bois des Religieuses. Le chemin est lacéré des profondes ornières des tracteurs. Des arbres fendus, abattus – par la tempête ? – Laquelle ? – Celle de 1999 ? – coupent le chemin à plusieurs reprises, il faut chevaucher les troncs ou contourner ce foutoir. Certains arbres portent d'étranges stigmates.


Et quand je lis dans le guide qu’il s’agit d’une « zone marécageuse », alors là, je rigole doucement – c’est le cas de le dire ! Parce qu’en fait de rigole, c’est un fossé, que dis-je un canal !




 
 


J’ai l’impression de suivre une rivière bordée de beaux bouquets de plantes aquatiques. C’est tout à fait charmant. Amusant même de slalomer dans les taillis mais attention aux bestioles et aux tiques en particulier.

   


On longe la N 183 et je soupçonne le domaine de la Feuge de l’autre côté des haies. On suit le chemin en mode pilotage automatique. Erreur ! On débouche sur la nationale en plein trafic et les voitures nous frôlent dangereusement. Nous faisons marche arrière.

   


On est passé à côté d’un monticule de remblais et de ferraille sans soupçonner le bon chemin qui contourne le château des Tournelles. On ne fait que longer un muret tout juste maçonné. Heureusement internet nous propose une visite virtuelle.

La fin de la randonnée est proche. On entrevoit l’église. On pousse jusqu’au Foyer Rural pour s’y restaurer. Ici, ils ont des activités sympas. Rémy a fait de la danse Hip-Hop avec Virginie l’année dernière. C’est ici aussi que nos danseurs de country se retrouvent chaque semaine.

Au retour je me mets en cuisine.

On a tout un rayon de recueils de recettes en bibliothèque. Je n’aurais pas de mal à faire nos gamelles du midi et les repas du soir. C’est toujours meilleur réchauffé dit-on. J’ai 2 lapins « Bien vu » sous cellophane dans le frigo. Bien vu, rien de plus normal pour un lapin ! Aller, une recette aux pruneaux, façon tagine et une petite ratatouille pour sauver mes tomates défraîchies et mes légumes du soleil un peu ridés – le soleil c’est mauvais pour la peau – Zou, pour finir je passe une tarte aux prunes au four.

 


Une fois repus je me glisse sous les draps pour une soirée romanesque... Qu’allez-vous imaginer ? J’ai des livres au pied de mon lit : « Les barcelonnettes tomes 1 et 2 » d’Anne Valleys, « Wolf » de Jim Harrisson et « Encore une nuit de merde dans cette ville pourrie » de Nick Flynn. C’est un vieil aminche retrouvé sur le web – le correcteur automatique serpente sous le mot aminche et me propose amincie, c’est vrai qu’il n’est pas bien épais le garçon mais tout de même ! Il semble que la machine extrapole un peu ma pensée - qui m’a conseillé les deux derniers romans. Il est plus loquace qu’il ne le prétend et si parfois il noie le poisson par timidité je suis sûr qu’il nous laissera un petit commentaire pour nous encourager à découvrir ces 2 titres…L’avenir le dira…

Partager cet article

Repost 0
Published by gilles barba - dans ARCHIVES LIVRES
commenter cet article

commentaires

Didier 04/09/2009 08:31

Bon, père et fils, c’est le thème d' "Encore une nuit de merde...",le fils un brin marginal, travailleur social au foyer des sans-abri et son père absent, vagabond, alcoolique et mégalo, tous deux arpentant plus ou moins les mêmes endroits sans jamais se croiser mais toujours (surtout le fils, narrateur) hanté par le fantasme de l'autre, le ressentiment, mais aussi le manque, etc...Et tout ça avec beaucoup d'humour, d’émotion, de poésie, d’humanité...Une sorte de quête universelle, un bouquin vraiment épatant.
Quant à Wolf, de Jim Harrison (Dalva, Légendes d'Automne...), mémoires fictifs, un bouquin d'enfer, à la fois dérisoire et grandiose, déprimant et revigorant, une superbe réussite. Les tribulations absurdes, pathétiques, et super-marrantes d'un personnage marginal complètement imperméable au rêve américain, en totale rupture avec la vie "civilisée" qui se résume exclusivement, dans son cas, au sexe et à la défonce, dans une errance presque noble et avec une désinvolture frisant le désespoir...Il n'est pleinement lui-même qu'au sein de la Nature sauvage et libre, tel un Indien.(Mais un indien amateur, pas vraiment efficace...) Drôle, tendre, un rien subversif...

Articles Récents

Retrouvez, Désormais, Le Club Lecture De Nucourt En Cliquant Sur L'adresse Ci-Dessous :