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6 juin 2007 3 06 /06 /juin /2007 07:37

 

« Un jour, j’étais âgée, dans le hall d’un lieu public, un homme est venu vers moi. Il s’est fait connaître et il m’a dit : « Je vous connais depuis toujours. Tout le monde dit que vous étiez belle lorsque vous étiez jeune, je suis venu vous dire que pour moi, je vous trouve plus belle maintenant que lorsque vous étiez jeune, j’aime moins votre visage de jeune femme que celui que vous avez maintenant, dévasté. » »

C’est ainsi que comme l’Amant, le roman qui valut à Marguerite Duras le prix Goncourt en 1984. C’est un roman biographique d’une enfance coloniale en Cochinchine.

Son père est directeur d’école à Saïgon et sa mère institutrice. Ils sont trois enfant : Pierre, Paul et Marguerite. Gravement malade, son père est rapatrié et meurt en métropole en 1921. Passés deux ans dans le Lot et Garonne, la famille repart tau Cambodge en 1924 puis à Saïgon au gré des affectations. Sa mère Marie rompt alors avec cette vie nomade et achète des terres à l’administration coloniale. C’est une mauvaise affaire car ce sont des terres inondables et elle devra se battre contre les crues du Mékong. A partir de 1930 Marguerite entre en pension au Lycée de Saïgon. Son baccalauréat de philosophie en poche, Marguerite quitte l’Indochine en 1930 pour poursuivre ses études. Cette période lui inspirera trois romans : Un barrage contre le Pacifique, l’Amant, l’Amant de la Chine du Nord.

L’Amant est le récit initiatique des premiers émois et des premiers ébats amoureux d’une jeune fille de quinze ans et demi avec un Chinois de Cholon, du jeu de la séduction et des interdits. Marguerite Duras renia l’adaptation de son roman par Jean Jacques Annaud - « Rien ne m’attache au film, c’est un fantasme d’un nommé Annaud » - et elle réécrit son roman d’une certaine façon et le publie sous le titre de L’Amant de la Chine du Nord. D’autres sujets apparaissent en toile de fond de cette relation amoureuse : les relations difficile avec la mère, l’internat, la rupture de la digue qui menace la maison familiale. Le récit est teinté d’érotisme, de désir et de mémoire. L’écriture de Duras avec son phrasé court et minimaliste ressemble à un scénario de cinéma. Mais s’agit-il d’un récit authentique ou plutôt fantasmé et retouché par l’inconscient ?

 

 

 

 

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Published by gilles barba - dans ARCHIVES LIVRES
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