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16 juin 2007 6 16 /06 /juin /2007 16:55

Marcel PAGNOL

(1895-1974)

Marcel Pagnol est surtout perçu comme un auteur dramatique (voir son théâtre) auquel le cinéma a donné un excellent moyen d’expression. Il a pu en effet réaliser une œuvre très personnelle.

On connaît tous un peu son enfance au travers d’une trilogie célèbre dont les deux premiers volumes : « La gloire de mon père » - 1957 - , « Le château de ma mère » - 1958 – sont des récits d’une grande fraîcheur, plein de poésie enfantine, faciles à lire. Ce furent longtemps les premières lectures à l’entrée au collège. Les versions cinématographiques d’Yves Robert ne m’ont jamais tellement convaincu, pas plus finalement que la suite qu’en donne Thierry Chabert que France 3 diffuse actuellement.

Ce téléfilm en deux épisodes couvrent cette fois « Le temps des secrets » - 1960 – et « Le temps des amours » - qui est une édition posthume.

Cette fresque autobiographique ne doit pas faire oublier sa production théâtrale et cinématographique. A partir des années 30, Pagnol triomphe avec des œuvres telles que Topaze, Marius, César, Angèle, Regain, la Femme du boulanger…

En 1946, il est élu à l’Académie Française. On lui reconnaît un talent de conteur. La Provence, c’est lui ! On s’amuse de la galerie de portraits et des personnalités hautes en couleur ; du langage savoureux, on ne se lasse pas des dialogues souvent portés par des acteurs d’exception.

La gloire de mon père

 

 

Dans ce premier tome, Pagnol raconte sa découverte des collines du massif de l'Étoile et évoque toute sa famille, en particulier Joseph, le glorieux chasseur de bartavelles."Dans ces "Souvenirs", je ne dirai de moi ni mal ni bien ; ce n'est pas de moi que je parle, mais de l'enfant que je ne suis plus. C'est un petit personnage que j'ai connu et qui s'est fondu dans l'air du temps, à la manière des moineaux qui disparaissent sans laisser de squelettes. D'ailleurs, il n'est pas le sujet de ce livre, mais le témoin de très petits événements." (Marcel Pagnol, préface de "La gloire de mon père").

 Le château de ma mère

C'est, pour Marcel, le long parcours à pied vers la Bastide Neuve, les effrois de sa mère Augustine et le début d'une grande amitié avec Lili. Avec lui, il se promène dans les collines et découvre la nature.

 Le temps des secrets

  

 

Marcel approche de l'adolescence, c'est le temps du premier amour avec Isabelle. Il s'y montre tout à fait ridicule, faisant les quatre volontés de cette petite fille perfide. C'est aussi le temps du lycée et de ses camaraderies qui se perpétueront jusqu'à la mort.

 Le temps des amours

  

 

Œuvre posthume comportant la suite des "Souvenirs d'Enfance" qui sont déjà des souvenirs d'adolescence.

 

Les critiques reconnaissent à Pagnol un vrai sens du mélodrame, l’efficacité de l’intrigue, souvent simple mais entraînante. Il ménage le suspens à partir d’une situation de vaudeville.

« Pagnol n’hésite pas à user de toutes les ficelles qui font le succès du mélodrame : aux bouleversements spectaculaires provoqués par le tumulte des passions, un dénouement invraisemblable mais conventionnel fait succéder l’apaisement affectif et le retour à l’ordre (social) : le père retrouve le fils prodigue, le boulanger sa boulangère…et l’instituteur tombe dans les bras du curé. »

Autre chose, Pagnol crée, malgré lui peut être, le mythe du bon méridional. Il y a quelque chose d’exotique là dedans !

«  Apparemment « pris sur le vif », faussement naturel mais tout à fait conformes à l’image de la bonne nature, stéréotypés jusqu’à la caricature, les marseillais de Pagnol ne semble guère préoccupés que par les cornes que le mariage dispose immanquablement sur leur tête. Tradition gauloise obligeant, les femmes se partagent les rôles de la fille perdue, de la vieille fille acariâtre ou de l’innocente séduite que l’amour rachètera. Mais l’exagération dans la simplification des caractères et dans la distribution des rôles est contrebalancée par une tendresse non moins artificielle et une bonté idéale qui pourraient faire sourire si les répliques grandiloquentes qu’elles suscitent parfois n’étaient mises dans la bouche d’acteurs exceptionnels (Raimu, Fernandel, Delmont….) qui ont su les faire passer avec des accents poétiques sinon naturels. »

 

(Ces quelques lignes sont tirées d'un dictionnaire des auteurs accessible à la bibliothèque)

 

 

 

Pour en finir avec Pagnol et faire ou refaire connaissance avec cette Provence dont il est le chantre, vous pouvez consulter les nombreuses pièces de théâtre.

Angèle est la fille de Clarius Barbaroux, un paysan. Un beau jour, elle quitte sa famille sans avertir personne pour suivre un bellâtre. Celui-ci s'avère être un proxénète et prostitue Angèle.

Quelques mois plus tard, elle revient à la maison avec un enfant. Son père l'enferme à la cave avec son bébé. Mais les bons valets Saturnin et Amédée veillent sur elle.

 

 

Marius n'a qu'un rêve : embarquer sur un des bateaux qui passent devant le bar et prendre le large vers les pays lointains. Fanny, marchande de coquillages sur le devant du bar, aime secrètement Marius depuis de longues années. Pour retenir Marius pressenti pour un engagement sur un navire d'exploration, Fanny lui dévoile son amour pour lui et parvient à attiser sa jalousie en provoquant une vive dispute entre Marius et un vieil ami de César, le maître-voilier Panisse, qui courtise Fanny. Partagé entre l'appel de la mer et son amour pour Fanny, Marius renonce à son projet et finit par s'unir à Fanny qui s'offre à lui. Mais, alors que César et Honorine sont prêts à les marier, Marius est repris par sa folie de la mer. Poussé par Fanny qui se sacrifie, impuissante devant cet amour partagé, Marius monte à bord du navire qui part, abandonnant Fanny bouleversée, qui retient ses larmes et cache à César le départ de son fils.

 

 

 

Vingt ans ont passé. Marius est devenu garagiste à Toulon, Fanny est la riche madame Panisse, et César le parrain de Césariot, le fils de Fanny, élève à Polytechnique. Lorsque Panisse meurt, il veut que le jeune homme apprenne qu'il n'était pas son véritable père...

Dans un village de haute Provence, un boulanger récemment installé découvre un matin que sa jeune femme est partie avec un berger. Il décide de faire la grève du pain tant que sa femme n'est pas revenue. Le village se mobilise pour pouvoir retrouver sa boulangère.

Patricia, la fille du puisatier Pascal Amoretti, se retrouve enceinte de Jacques Mazel, un jeune aviateur, fils de bonne famille. Or celui-ci est mobilisé et ses parents refusent de reconnaître l'enfant. Amoretti chasse sa fille de la maison. Peu après, Jacques Mazel est porté disparu, son avion s'étant écrasé en flammes derrière les lignes allemandes. Puis survient l'armistice...

 

 

 

Topaze et son ami Tamise sont tous deux professeurs dans un pensionnat dont le directeur a pour principal souci de ne pas déplaire aux riches parents de ses élèves. Or, c'est précisément la faute que commet Topaze en refusant de mettre une bonne note à un élève qui ne l'a pas méritée. Il est congédié et se trouve contraint de solliciter des leçons particulières à domicile, ce qui le conduit chez Suzy Courtois, maîtresse d'un homme politique à la moralité douteuse, qui lui propose une place de secrétaire. En dépit de sa naïveté, il ne tarde pas à découvrir la véritable nature des affaires dont s'occupe son employeur et à prendre conscience du rôle d'homme de paille qui lui a été confié. Peu à peu, il réalise des opérations pour son propre compte, à l'insu de son patron qui s'en aperçoit trop tard : Topaze l'a surpassé et évincé par l'ampleur de ses trouvailles. Devenu riche et puissant, Topaze trouvera bien désuète la morale qu'il enseignait. Le brave Tamise, lui-même ébranlé dans ses convictions, sera bien près de basculer à son tour dans l'autre camp.

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Published by gilles barba - dans ARCHIVES LIVRES
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