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17 décembre 2007 1 17 /12 /décembre /2007 14:45

La fin de l’année aura été riche en films de « Cape et d’épée ». Tout a commencé avec Arte : « Scaramouche » de George Sidney, « La tulipe noire » de Christian Jaque, « Les trois mousquetaires » de Richard Lester, « On l’appelait Milady de Richard Lester », « Le retour des mousquetaires » de….richard Lester. M6 lui a emboîté le pas avec « Zorro » de Duccio Tessari et « Le masque de fer » de Randall Wallace. Enfin France 3 nous a proposé « Le bossu » de Philippe de Broca.

Le roman de « Cape et d’épée » est le roman d’évasion par excellence. Il renvoie à une sorte d’exotisme historique, celui des bretteurs, d’Artagnan, Pardaillan, Cyrano de Bergerac….qui défouraillent à tout va et volent au secours de la veuve et de l’orphelin.

Ces mousquetaires sont de vraies têtes brûlées : orgueil, fierté, impertinence et portent haut des valeurs comme le courage, l’intrépidité, la justice, l’honneur, la fidélité…

Ces mousquetaires sont les chefs de fil d’un genre littéraire florissant. Dumas, Féval, Zévaco, Achard…proposent une œuvre talentueuse souvent imitée et souvent galvaudée par quelques écrivaillons. D’Artagnan surtout, mais aussi Cyrano inspirèrent aussi de très nombreux pastiches qui montrent l’engouement des lecteurs pour leurs aventures. Un mythe littéraire était né : le mousquetaire.

Le « Cape et d’épée » est à la croisée des genres : roman historique, roman d’aventure et roman populaire.

Le roman historique a des contours flous. Il met en scène des éléments fictifs et des éléments historiques, de sorte que les héros côtoient des personnalités, dans la petite comme dans la grande Histoire. C’est du moins la conception qu’on retient de la lecture des Trois mousquetaires par exemple. Ne dit-on pas que Dumas fit de beaux enfants à l’Histoire de France ? Mais le champ historique se déplace, le roman aussi. L’approche de la longue durée par exemple - à la Fernand Braudel – a contribué à ausculter la vie quotidienne et à pénétrer les mentalités. Cela a élargi le spectre du roman historique. Alors, quelque soient les motivations du lecteur, il rencontrera des épopées, des œuvres philosophiques ou des satires, des romans policiers, des sagas familiales, des mémoires imaginaires…

Le roman d’aventure, c’est l’irruption du destin dans la vie quotidienne, une cascade d’évènements inattendus. Au petit jeu de l’identification, lorsqu’on lit l’aventure, on connait la peur, l’angoisse, la tension, le plaisir, l’adversité, l’amour…La conviction qu’il ne peut rien arriver de tragique au héro et que tout finira bien conforte l’identification. Autre signe distinctif, il s’agit souvent de romans de formation. Le héro n’est pas immuable. L’aventure lui permet de s’étoffer comme c’est le cas de d’Artagnan.

Le roman populaire pose d’emblée la question de la qualité : est-ce ou pas de la littérature ou de la sous littérature ? Quelques fleurons en tout cas émergeront d’une production pléthorique. Le reste ne fera pas long feu ! Le roman populaire se distingue du roman historique parce qu’il s’agit de récits plus contemporains qui mettent en scène les classes moyennes et populaires. Il se distingue du roman policier et du roman à énigme parce qu’il se concentre sur l’évolution des sentiments plus que sur l’intrigue. On parle souvent d’une littérature d’évasion dans le sens où elle sublime le réel et crée une nouvelle mythologie dont Paris est le centre, où s’affronte le bien et le mal, le riche et le pauvre, où triomphent la justice et la vertu dans un contexte de lutte des classes et sur un ton souvent mélodramatique. Le roman populaire c’est surtout un mode d’édition : des petits formats et des feuilletons.

 

 

Bref, tout commence avec Dumas et ses Trois mousquetaires. Alexandre Dumas (1802-1870) est fils d’un général d’Empire. Il vit à Villers Cotterêts, devient clerc de notaire mais se pique de théâtre et monte à l’assaut de Paris en 1823. Secrétaire le jour, il écume la capitale la nuit : dîners, spectacles, cabarets….Il collectionne les conquêtes amoureuses mais s’enferme aussi dans sa chambre pour écrire des pièces. Il connait son premier succès en 1828 avec la représentation d’Henri III à la comédie Française. Pendant la révolution de 1830 Dumas monte sur les barricades et se comporte en héro. Il a de qui tenir, son père était un général d’Empire. Sous Louis Philippe, il enchaîne les succès, voyage et mène grand train. Il se lance dans la presse et produit de nombreux feuilletons aussi qui le rendent célèbre : « Les trois mousquetaires », « Le comte de Montecristo »…Il engage des nègres mais signe seul les copies. Avec l’accession de Napoléon III au pouvoir, il s’exile un temps en Belgique puis revient à Paris en 1853. Il part en Italie soutenir Garibaldi. Il semble infatigable mais il ne l’est pas et meurt en 1870, malade et ruiné.

Le cycle des mousquetaires est une trilogie en quelques sorte. Elle commence avec « Les trois mousquetaires », se poursuit avec « Vingt ans après » pour se conclure avec « Le vicomte de Bragelonne ». Dumas et son nègre Auguste Maquet, s’inspirèrent des « Mémoires de M. d’Artagnan » de Gatien de Courtilz de Sandras pour camper leurs personnages (Athos, Porthos, Aramis bien sûr mais aussi Bernajoux et Milady) et recréer l’atmosphère de l’époque. Si Maquet collabore en collectant la documentation, c’est bien Dumas qui est l’auteur de la structure du récit. « Un récit rapide, des personnages assez simples mais convaincants, des dialogues à effets inspirés par la technique théâtrale » font le succès de cette série qui sortira en feuilletons. Et malgré les anachronismes, les incohérences…les lecteurs sont sous le charme. Les nombreuses adaptations et les parodies témoignent justement de la passion pour cette épopée. Pourtant malgré ce succès d’estime Dumas pas dans les manuels scolaires.

Mais le fait est que d’Artagnan a bel et bien existé. Odile Bordaz en fait un portrait très documenté.

 

 

Charles de Batz de Castelmore d’Artagnan, le plus célèbre des mousquetaires, est un authentique cadet de Gascogne, arrivé à la cour au temps du roi Louis XIII. Homme de confiance de la reine Anne d’Autriche et du cardinal Mazarin, il a passé 30 années au service du roi Louis XIV. Capitaine lieutenant de la première compagnie des mousquetaires, dite des « grands mousquetaires » ou « mousquetaires gris », officier d’élite, il a participé sous les ordres du maréchal de Turenne et du prince de Condé à toutes les campagnes de la première partie du règne de Louis XIV. Gentilhomme de la cour du Roi Soleil, contemporain de Molière et de Lully, d’Artagnan a été nommé gouverneur de Lille en 1672, un an avant sa mort à Maastricht.

 

Ses mémoires son publiées. Elles font aussi l’objet d’éditions pour la jeunesse.

 

 

 

Le premier lundi du mois d'avril 1625, le bourg de Meung voit le jeune d'Artagnan, cadet de Gascogne allant à Paris chercher fortune dans les mousquetaires, se faire humilier par Rochefort en présence de la belle Milady, tous deux agents de Richelieu. Arrivé à Paris, d'Artagnan se retrouve avec trois duels sur les bras contre les mousquetaires Athos, Porthos et Aramis, avant que tout le monde ne se réconcilie contre les gardes du cardinal. Le jeune homme s'éprend de Constance Bonacieux, épouse de son propriétaire et servante d'Anne d'Autriche, qui lui révèle l'intrigue montée par Richelieu contre la reine, et l'envoie à Londres récupérer les ferrets imprudemment offerts par Anne au duc de Buckingham. Après son retour, Constance étant emprisonnée sur ordre de Richelieu, d'Artagnan obtient par un stratagème les faveurs de Milady, découvrant ainsi qu'elle a été marquée au fer rouge comme voleuse. En retour, Milady tente de le faire périr au siège de La Rochelle. La perfide Anglaise (qui soit dit en passant a été la femme d'Athos) fait ensuite assassiner Buckingham pour le compte de Richelieu, puis empoisonne Constance au moment où d'Artagnan allait la délivrer. D'Artagnan, Athos, Porthos et Aramis, aidés par lord de Winter et le bourreau de Lille - tous deux frères d'anciennes victimes de Milady - la capturent et la mettent à mort. Tout est bien qui finit bien, en particulier pour d'Artagnan, réconcilié avec Richelieu et Rochefort, et devenu lieutenant aux mousquetaires.

 

 

Aramis est le dernier survivant des quatre héros : ambassadeur d'Espagne, comblé d’honneurs et de richesses mais vieux, aveugle et solitaire, il vit cloîtré dans son palais de Saragosse. Il décide de dicter ses mémoires à une jeune orpheline, sa filleule Louise-Charlotte : il revient sur son enfance, ses années de formation, sa rencontre avec Athos et Porthos, sa passion pour les femmes, l’intrigue et le pouvoir. En même temps se noue entre le septuagénaire toujours séducteur et la jeune femme de seize ans très libertine, une passion intense et scandaleuse.

 

 

Lucas Corso, chercheur de livres rares pour collectionneurs fortunés est chargé d'authentifier deux manuscrits : l'un d'eux n’est autre que le chapitre des Trois Mousquetaires intitulé "Le vin d'Anjou". L'autre livre "Les Neufs Portes" est un ouvrage satanique qui a valu à son éditeur de finir sur le bûcher. Quel rapport y a-t-il entre les deux ? Pour répondre à cette question, Corso devra suivre la piste de bibliophiles, collectionneurs, libraires, restaurateurs ou faussaires, à Tolède, chez les bouquinistes parisiens ou au bord de la Loire, talonné par d’étranges sosies de Milady et de Rochefort. Une piste jonchée de cadavres et sur laquelle il croise un peu trop souvent une mystérieuse jeune fille à l’étrange regard vert. Même si l’on peut trouver la référence dumasienne un peu pesante, ce roman passionne grâce à une intrigue à clés mêlant habilement réalisme du décor, enquête policière et surnaturel.


D'Artagnan amoureux ou cinq ans avant se passe à la fin du "règne" de Richelieu. D'Artagnan est chargé d'une mission de confiance : rapporter de Rome à Paris le traité secret de paix universelle, signé par tous les souverains d'Europe, qui éliminera la guerre pendant 300 ans. L'intrigue n'est qu'un vague prétexte qui permet à Nimier de faire évoluer d'Artagnan dans un monde haut en couleurs, plein de célébrités de l'époque: le cardinal de Retz, le jeune Pascal, Bussy-Rabutin, ainsi qu'un certain Pélisson de Pélissart, maréchal et inventeur d'une machine volante qui ne vole pas...Surtout, d'Artagnan rencontre plusieurs femmes, jeunes et belles, qui l'amènent à livrer combats. L'une d'entre elles fait des ravages dans le cœur du mousquetaire solitaire: la jeune Marie de Rabutin-Chantal, cousine de Bussy-Rabutin et future madame de Sévigné. Celle-ci ne répondant pas à ses feux, d'Artagnan cède au désespoir et entreprend de mourir à la bataille de Rocroy. Et il faudra l'intervention des trois autres mousquetaires pour sauver d'Artagnan de lui-même.

 

 

Comme bien d'autres suites des mousquetaires, Le grand secret de d'Artagnan vise à utiliser le "trou" qui sépare les deux premiers romans de la trilogie de Dumas. Le roman raconte donc comment, au début de la Fronde, d'Artagnan récupère, en volant au secours d'une jeune fille agressée, un ensemble de documents prétendant prouver que Louis XIII n'était pas le fils d'Henri IV et que Louis XIV n'a donc pas droit au trône. De quoi faire vaciller le trône de France et mettre l'Europe à feu et à sang… Une lutte terrible s'engage alors entre Condé (qui deviendrait l'héritier légitime de la couronne) et d'Artagnan pour la possession des documents. Au final, le mousquetaire l'emporte, bien sûr, et détruit sagement les manuscrits. Le récit ménage quelques scènes de bravoure: le gigantesque coup de bluff de d'Artagnan qui prend sur lui d'investir l'hôtel de Condé pour faire céder le prince en lui faisant croire qu'il est mandaté par la Reine; une orgie très réaliste dans les bas-fonds de Paris et une curiosité enfin: le bras droit de d'Artagnan dans cette aventure n'est autre que sa sœur aînée Germaine, prieure de couvent, qui cache les documents, intervient auprès de la Reine, etc...

 

 

Aventures d'Arnaud d'Espalunge, gentilhomme béarnais, au temps de Richelieu ; aventures picaresques d'un personnage ambigu qui passe du protestantisme au catholicisme par intérêt, se laisse acheter par un riche jeune seigneur qu'il devrait affronter en duel (et qu'il finit par tuer malgré tout) et devient espion de Richelieu. Mais il a en même temps des délicatesses, des états d'âme, des gestes généreux. Arnaud défend en sous-main Anne d'Autriche contre Richelieu, sauve une religieuse de la prostitution, etc... C'est une sorte de d'Artagnan en plus réaliste. Le récit, très vif, est très bien écrit. Très leste, avec les mœurs dévergondées de l'époque, les complots pour que Louis XIII produise enfin un héritier... L'articulation avec Dumas est subtile : d’Artagnan et les trois mousquetaires sont aperçus de ci de là dans le livre, sans plus. Pus subtil, l'intrigue finale pour faire donner un enfant à Louis XIII est inspirée à Arnaud d'Espalunge par le récit fait par d'Artagnan de sa nuit avec Milady.

 

 

Les Trois Médecins raconte les sept années d'études de Bruno Sachs en reprenant la trame d'un des romans d'aventures, d'amour et de formation les plus célèbres de l'histoire de la littérature mondiale : Les Trois Mousquetaires d'Alexandre Dumas. En 1973, lorsqu'il arrive à Tourmens, Bruno Sachs-D'Artagnan rencontre André Solal (Aramis), Basile Bloom (Porthos) et Christophe Gray (Athos), trois étudiants en médecine qui deviennent ses amis et ses frères, et le Professeur Vargas (M. de Tréville), leur mentor. À la faculté de médecine - qui représente le royaume de France du roman de Dumas - tous les personnages du roman ont leur double : le Doyen Fiessinger (Louis XIII) est un grand patron velléitaire ; le Vice-Doyen Le Riche (Richelieu) est un manipulateur arriviste ; Max Budd (Rochefort) et Mathilde Hoffmann (Milady) sont ses ambitieux chefs de clinique – et Mathilde est liée de près à un laboratoire pharmaceutique. Bruno tombe amoureux de Charlotte Pryce (Constance), assistante de l'épouse du doyen, Sonia Fiessinger, chef de service et femme de tête qui, avec l'aide de son amant, le britannique Professeur Buckley (Buckingham), lutte pour réformer les études de médecine en France. En respectant fidèlement la trame du roman de Dumas, Les Trois Médecins transpose les aventures comiques, dramatiques, amoureuses et tragiques de tous ces personnages pendant les années soixante-dix - celles du féminisme, de la lutte pour la libéralisation de l'avortement, des prises de conscience et des grandes revendications politiques. Mais le roman donne aussi la parole à ceux qui ne l'ont pas : les « petites mains » des hôpitaux, les appariteurs, les laborantins, et bien sûr les malades...

 

 

Le village du livre de Fontenoy-la-Joûte a choisi cette année de célébrer Alexandre Dumas, cet écrivain populaire au bon sens du mot en lançant un grand concours d'écriture sur le thème : Les Nouveaux Trois mousquetaires. L'originalité du concours est son prix : les nouvelles lauréates ont été publiées sous la forme d'un livre (2500 exemplaires au format de poche). Qui ne souvient de d'Artagnan et son cheval jaune, Athos, Portos et Aramis ? Sans oublier la perfide Milady. Tous pour un, un pour tous! Il y a cent-quatre-vingt-dix-sept ans naissait Alexandre Dumas (1802-1870), l'auteur du Le Comte de Monte-Cristo, le chevalier de Maison-rouge, la Dame de Monsoreau. C'est Paul-Loup Sulitzer, un écrivain populaire dont les romans se lisent d'un trait, comme Le Roi vert, Hannah, L'Impératrice, Kate qui a présidé ce concours. La remise solennelle des prix a eu lieu au village du livre de Fontenoy-la-Joûte le dimanche 27 juin 1999.

 

 

Quel lecteur n’a-t-il pas rêvé de quitter sur un coup de baguette magique, son univers monotone, pour partager celui de ses héros favoris ? Etre le cinquième mousquetaire, endosser l’imperméable d’un privé de Chandler, connaître les véritables raisons des malheurs de Sophie, jouer sa vie sur une carte avec l’Idiot, philosopher sur une branche dans son plus simple appareil avec les animaux de la jungle comme tarzan …

 

 

Le but d’Alexandre Jardin est que "les enfants puissent mettre en balance avec Spiderman ces personnages de la littérature qui sont aussi des super héros" (Lire, avril 2005). Familiariser les enfants aux héros littéraires, valoriser la lecture des classiques, démontrer combien les situations mises en scène sont atemporelles et posent des problèmes essentiels liés à l’existence humaine : tous ces arguments sont louables et font l’unanimité. Aujourd'hui, il n'y a plus de lecteurs, il y a des téléspectateurs qui lisent «aussi». La maquette des Méganazes est faite pour des gamins de 9 à 13 ans qui regardent Télétoons, avec un bonus à la fin du livre, comme dans les DVD. Pour cette collection, je me suis donné un cahier des charges strict, avec des textes poilants, à l'action rapide: Cyrano et Les trois mousquetaires ont un rythme invraisemblable. Il doit y avoir aussi un héros plus séduisant, plus drôle, avec une tchatche plus efficace, bref qui a des superpouvoirs. Pour que les enfants puissent mettre en balance avec Spiderman ces personnages de la littérature qui sont aussi des super héros. Ce que l'école ne souligne pas ou très rarement.

 

 

Paul Féval (1816-1887) a été un avocat malheureux, ridiculisé dès son premier procès à cause de ses bégaiements. Il monte à Paris où il vit misérablement de petits travaux d’employé. A partir de 1840, il place quelques nouvelles dans des quotidiens. Anténor Joly, un patron de presse lui donne sa chance et publie « Les mystères de Londres ». C’est un succès ! Devenu riche il se lance dans le journalisme politique et fonde plusieurs publications. Il écrits des textes inspirés du folklore, du fantastique et du policier. Passé l’épisode de la Commune au cours duquel il s’est réfugié en Bretagne, son succès est passé. La postérité retiendra surtout « Le bossu » (1857).

Lagardère traduit bien l’idée de l’héroïsme chez Féval. C’est un « personnage isolé, asocial » qui « combat en général seul, une association puissante ou la société toute entière.C’est un héro courbé sous la fatalité mais finalement maître de son destin qui sait châtier quand il le faut le représentant du mal. Son fils Paul (1860-1933) prend son relais et donne une suite au Bossu. Il lui donne aussi un commencement avec « La jeunesse du bossu ».

 

 

Ce même Paul Féval qui se voulait l’héritier de Dumas et Rostand décide d’écrire la suite des Trois mousquetaires en faisant se rencontrer les 2 ténors du fleuret dans 2 cycles : « D’Artagnan contre Cyrano de Bergerac » et « D’Artagnan et Cyrano réconciliés » au cours desquels nos héros tour à tour adversaires puis amis, sont précipités au cœur d’intrigues mystérieuses, de chevauchées sauvages, d’évasions dramatiques…

 

 

Cyrano (1619-1655), c’est d’abord un homme à l’écart. Aujourd’hui autant qu’hier, ce dissident, loqueteux et superbe continue de déranger. Où donc le situer, celui qui fut du même élan rêveur chimérique et un iconoclaste de tous les dogmes ? Là-dessus, l’embarras de ces contemporains est manifeste : on lui fera payer cher sa singularité. .Quant au faiseur de manuels, la plupart l’excluront de leur Panthéon littéraire…Deux siècles et demi après son obscure fin, le tumultueux génie de Rostand recueille ce jeune mort. Sauvé Cyrano ? Pas sûr ! La légende a dévoré le personnage. L’éclatante lumière où se pavane son double victorieux nous le dérobe plus sûrement encore que le crépuscule des bibliothèques où naguère il se tapissait. Il serait temps de le redécouvrir pour ce qu’il n’a jamais cessé d’être : un fier aventurier de l’esprit et du cœur. Et non point un pâle ressuscité, mais un miraculeux vivant.

 

 

 

 

La pièce se fonde, non sans libertés manifestes, sur Hector Savinien Cyrano de Bergerac (1619-1655), qui fut en son temps un écrivain libertin et fantaisiste. Dans l’œuvre de Rostand, Cyrano est un héros batailleur, plein de panache, malheureusement affublé d’un trop long nez. Il adore en secret sa cousine Roxane, qui lui demande de protéger le beau Christian qu’elle aime. Cyrano, par amour pour elle, par amitié pour lui, accepte de favoriser leur liaison. C’est lui qui souffle à Christian les mots éloquents qui lui font cruellement défaut. Un rival malheureux fait envoyer Christian sur le front, où il meurt. Désespérée, Roxane se retire dans un couvent, où Cyrano vient régulièrement lui rendre visite. Il arrive un jour, mortellement blessé par des ennemis, et Roxane apprend enfin le secret de Cyrano.

 

 

Aventures de cape et d'épée plagiant outrageusement Les trois mousquetaires. Le héros, "chevalier Mystère", d'origine inconnue (en fait le fils caché d'Anne d'Autriche et de Buckingham, comme on le devine aussitôt) se lie d'amitié avec Cyrano de Bergerac et intrigue avec Anne d'Autriche et la Duchesse de Chevreuse contre Richelieu, que sert d'Artagnan, et surtout contre Mazarin, beaucoup plus présent que Richelieu, qui cherche à faire du chevalier Mystère une arme pour tenir Anne d'Autriche à sa merci. Complexe, l'intrigue s'étire sur un bon millier de pages. Le chevalier Mystère, qui ignore qui est sa mère, est victime des machinations de Mazarin. Il se retrouve embastillé. Cyrano se fait emprisonner pour l'en sortir. Tout au long du récit, on assiste aux relations difficiles entre d'Artagnan et Cyrano. Des relations hostiles, à première vue, puisqu'ils ne sont pas dans le même camp.

Cyrano est un ami indéfectible de Mystère et un ennemi de Richelieu; d'Artagnan, soldat, sert ce dernier. Mais les choses sont en fait plus complexes. D'Artagnan est toujours dévoué, en secret, à Anne d'Autriche, et tente de concilier cette fidélité et son devoir de soldat. Si bien que les deux héros se retrouvent finalement aux côtés du chevalier. Cyrano et d'Artagnan, par ailleurs, s'admirent, le premier jalousant quelque peu le second. Au bout du compte, ils finiront, bien sûr, par devenir les meilleurs amis du monde. Aramis fait une apparition dans le courant de l'histoire, en tant qu'aumônier militaire. Convenablement écrit, le récit est touffu, parfois obscur, et repose sur de monstrueuses coïncidences et invraisemblances. Il se poursuit avec les trois volumes de d’Artagnan et Cyrano réconciliés.

 

Julien Céranot, alias Cyrano junior, a un grand nez, des tas de malheurs et beaucoup d'humour... Son meilleur ami s'appelle Christian Neuville et tous deux tombent amoureux de la jolie Rose-Anne. Comme Julien connaît par cœur la pièce d'Edmond Rostand, il devine que les choses ne vont pas être simples pour lui... Julien Céranot - Cyrano moderne - a quinze ans, un nez très encombrant, le verbe haut et la répartie facile. Une audacieuse méprise lui fait rencontrer Christian Neuville, même âge mais. beau, beau et timide à la fois, à peu près incapable d'ouvrir la bouche sans rougir ou bégayer. Julien et Christian deviennent amis. Tout irait bien s'ils ne tombaient pas l'un et l'autre amoureux de la belle Rose-Anne. Les trois coups peuvent retentir et le rideau se lever.

 

 

 

 

 

 

Fascinant document de travail quotidien d’un monstre sacré à la recherche de la vérité d’un rôle monumental, c’est un Cyrano d’une surprenante humanité, tour à tour drôle, impudique, cynique, touchant, qui se dégage des pages que Francis Huster consacre à ce héro. Echappant à l’image convenue de Cyrano, matamore cocardier, gouailleur endiablé, nez en trompette, pourpoint flamboyant, grands moulinets et coups de chapeau, référence traditionnelle à Coquelin, inoubliable créateur du rôle au Théâtre de la Porte St Martin en 1897, Francis Huster nous propose un Cyrano sublime, tendre, douloureux, secret et terriblement séduisant, à son image…

pour en savoir plus sur Cyrano, voici 2 site à visiter 1 et 2

 

 

 

 

 

Michel Zévaco (1860-1918) était professeur de Lettres avant de s’engager dans les Dragons en 1882. A partir de 1888, il se rapproche de plus en plus du socialisme et de l'anarchisme. Il entre à L’Egalité dans lequel il publiera son premier feuilleton, Roublard et Cie (1889), où le discours politique tient une place considérable. Militant, Zévaco se présente aux élections législatives de 1889, fonde des syndicats, et il sait se servir de sa plume pour faire passer ses idées. Il participera par la suite à d’autres journaux et revues. Mais ce n’est qu’avec Borgia, paru en 1900 que sa carrière de romancier débutera vraiment. Le succès énorme de ce récit explique que l'auteur se soit tourné vers la fiction. Suivront Triboullet (1900-1901), Le Pont des soupirs (1901), et surtout, en 1902, le premier Pardaillan, début d’une longue série. Mais Zévaco continuera à écrire, parallèlement à ce cycle romanesque, d’autres œuvres. Autre roman de cape et d’épée resté célèbre au cinéma : Le Capitan (1906).

 

 

 

 

 

 

 

Les Pardaillan est une série de 10 romans populaires, écrite par Michel Zévaco. Ils sont parus tout d'abord sous la forme d'un feuilleton dans Le Matin. Ce vaste cycle commence le 26 avril 1553, sous le règne d’Henri II, et se termine sous le règne de Louis XIII, pendant la régence de Marie de Médicis, en 1614. Il comprend donc toute la période troublée des guerres de religion pendant laquelle Pardaillan, héros généreux et séduisant, va mener une lutte sans merci contre la belle princesse Fausta, descendante des Borgia.

 

 

Sous le règne de Louis XIII, le jeune baron de Sigognac se morfond dans les ruines de son château gascon. Il décide de suivre une troupe de comédiens de passage qui monte à Paris. Il rencontre d'abord Chiquita, qui aide Isabelle, une des actrices de la troupe, lors de leur halte à l'auberge du Soleil Bleu. Mais Chiquita aperçoit son collier, en parle à son ami Agostin, qui tente d'attaquer les comédiens pour les dévaliser. La mort du Matamore met la troupe dans l'embarras et Sigognac propose de reprendre alors le rôle sous le pseudonyme du Capitaine Fracasse. Pendant le voyage vers Paris, le baron fait halte dans une auberge, où le duc de Vallombreuse aperçoit Isabelle. Dès cet instant, c'est une lutte sans merci entre Sigognac et Vallombreuse. Le duc envoie ses spadassins attaquer Sigognac. Le marquis de Bruyères, un ami de Sigognac, organise un duel entre le duc et le baron, qui l'emporte, à la grande fureur de Vallombreuse. Un peu plus tard, le duc enlève Isabelle. Hérode, Scapin et le baron partent à sa recherche. Chiquita, qui était parmi les ravisseurs, tente d'aider Isabelle à s'enfuir. Le duc emmène Isabelle dans le château de son père, le prince de Vallombreuse. Lorsque revient le prince, il reconnaît la bague d'Isabelle, qui lui venait de sa mère, Cornélia. Isabelle apprend que le prince est son père. Le duc est donc son frère! Ce dernier cesse de tenter de séduire Isabelle, qui est donnée en mariage au baron de Sigognac. Après le mariage, Isabelle fait rénover le château de Sigognac dans lequel ils partent vivre.

 

 

Michel est une série de romans d'aventure de la collection Bibliothèque verte. Quelle joyeuse cavalcade dans les rues de Valenciennes ! Au milieu de la foule en liesse, trois mousquetaires escortent une marquise... Ainsi déguisés, Michel et ses amis sont loin de se douter qu'un drame se joue, à quelques pas, dans une rue déserte. Mais il suffit d'un mystérieux paquet remis par une jolie inconnue affolée pour que tout bascule. Et voilà les quatre jeunes gens entraînés malgré eux dans une cavalcade d'un autre genre...

 

 

Dans une auberge de Bretagne, une bande de brigands livre un furieux assaut contre la vaillante Jeanne de Poher et sa modeste escorte. Belle occasion pour Hervé de la Ville-Rouault, cousin et écuyer de la jeune comtesse, de faire les preuves de son courage et de son adresse ! Avec la même ardeur, le chevalier servant de Jeanne tuera des loups affamés qui attaquent le convoi. Sous les ordres du Grand Condé, à la bataille de Rocroi, Hervé se couvre d’honneur et de gloire et poursuit le chemin de son ascension. La promesse d’un fabuleux destin et la main de sa belle cousine sont à ce prix.

 

 

Béatrice de la Paquinière est une demoiselle assez extraordinaire : toujours habillée en garçon, elle monte à cheval, tire au pistolet, manie la rapière comme un maître d’armes, chasse le sanglier, grimpe aux arbres et se bat à coups de poing ! …Jusqu’au jour où son père décide que cette existence a assez duré : Béatrice devra s’astreindre à porter des robes, à se coiffer, à danser, à composer des vers. Ce n’est guère facile pour qui connaît mieux le maniement du mousquet que l’art de faire une révérence ! Béatrice va donc se rendre à la cour pour y apprendre les belles manières. Mais en chemin…

 

 

Suivre les duels d’une étonnante épée, déjouer les pièges tendus à une jeune Baronne, dissiper les mystères du duc de Rochenoire, démasquer le traître qui livre La Rochelle aux mains de l’ennemi, assister à une pièce de théâtre avec sa Majesté Louis XIII, pourchasser à travers les galaxies le renégat qui a défiguré Dun Niko. Voici 6 histoires courtes de « Cape et d’épée » écrite sur différents registres : humour, sentiments, policier, histoire vécue, fantastique, science-fiction.

La bande dessinée a produit aussi de nombreuses adaptations et parodies :

Plus loin de nous mais peut être pas tant que cela...« La pierre et le sabre » d’Eiji Yoshikawa est un grand roman d’initiation et d’aventures japonais. Alors que le Japon s’unifie au début du 17ème siècle, un samouraï avide de gloire finit par se mettre au service du peuple.

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Published by gilles barba - dans ARCHIVES LIVRES
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