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17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 15:29
ecole du montana 

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 Voici un peu de lecture pour vous accompagner dans la découverte de cette école du Montana.
Et des nombreux auteurs cités dans l'article.
Ces ouvrages seront disponible en bibliothèque dès vendredi 19 mars.
Merci Didier, en souhaitant évidemment que d'autres à Nucourt paratagent ton engouement !
Moi qui suis un grand voyageur immobile, ça a réveillé mon appétit des grands espaces...

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Published by Didier BRIENNE - dans ARCHIVES LIVRES
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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 07:25
     


Tout commence et tout finit à la Bibliothèque de Nucourt – c’est un peu le nombril du monde, l’alpha et l’oméga ! Holà, je m’égare et ce n’est pourtant pas le jour ! Je cherche un itinéraire de randonnée, proche, court, à l’abri du soleil.



Quoi d’autre ? De la bonne humeur. Le Oubabaou de Percubaba fera l’affaire. Vous connaissez ? Non ! Alors venez d’urgence l’emprunter à la Bibliothèque.

C’est enjoué. C’est enlevé. C’est …que du Bonheeeeeuuur, en chœur, dans la voiture qui nous mène sur la route d’Arthies…


   


Nous voici au départ du « Circuit des 5 châteaux », sur le parking de l’église. On passe devant la mairie, on traverse des pâturages – salut les vaches - on croise un tracteur. Ou vice versa.

On flâne, on musarde, tête en l’air quand tant d’autres déflore le paysage : lamiers, orchidées pourpres, sceaux de salomon.... Tiens des poires, des châtaignes, et des totottes fluorescentes…


   


mais aussi des post-it et des Cocaloïte phalloïde.


 


Je grappille quelques mûres sauvages. Leur goût change d’un buisson à l’autre, question d’exposition.


   


On arrive à Maudétour, son château, les communs, l’église Notre Dame de l’Assomption. Les cyclistes sillonnent le village comme un essaim d’abeilles. Ca donne le bourdon ! Vite, vite la route des Moines et le chemin du Tertre !! Heureusement que je suis déjà passé là autrefois, jadis, car l’itinéraire ne colle pas avec les plaques de rue, c’est du moins mon impression sur l’instant.

   


Qu’importe, on longe le bois de la Brume – ça ne se voit pas à l’image, je l’ai retouchée ! – le lavoir du Tertre récemment restauré nous indique un randonneur virtuel et en face une plaque commémorative en l’honneur d’un certain franc tireur ! Qui est-il ? C’est pas très éloquent.

Dans le bois des Bruyères, on décide de couper court, on bifurque à angle droit pour suivre le GR 11 et rejoindre le pylône de télécommunications.



   


Là, il faut improviser. Contre toute attente, le « chemin d’exploitation » s’est transformé en un vaste chantier ! D’autres se sont déjà plantés à cet endroit avant nous.

   


Tant pis on coupe à travers le chantier. Il s’agit de rejoindre le PR 4, c’est tout. On s’amuse un peu à dévaler de monumentales dunes de sable fin. C’est sympa comme tout. Loïc adopte une technique surf. Rémy s’élance avec audace. Maman ferme la marche tandis que je crible la scène avec cette sagacité qui me caractérise. Pas d’inquiétude, j’ai de bonnes chaussures montantes. C’est pas demain la veille que je me foulerai une cheville. Je me demande tout de même en mon fort intérieur « qu’est-ce donc que c’est que ce chantier là ? » Un lotissement ? C’est immense ! En fait il s’agit d’un golf :

« Site exceptionnel de 80 hectares au cœur du Parc Naturel du Vexin, dans le département du Val d’Oise, Le Domaine du Golf de Maudetour est le paradis des golfeurs. L’établissement est une union subtile entre un grand corps de ferme datant du XVIIe siècle et une architecture contemporaine. La nature s’empare du design intérieur des 121 appartements et suites où l’atmosphère végétale et boisée est présente à travers les tons vert et marron. Avec une prédominance pour le blanc, cet hôtel vise le repos et la détente de ses hôtes, qui auront eu le loisir de se dépenser sur le golf 18 trous du domaine. (Ouverture au printemps 2010) »

Ca vous rappelle rien ? Si, « Le domaine des Dieux » ! Astérix et Obélix !

PR 4 ! Enfin, le bois des Religieuses. Le chemin est lacéré des profondes ornières des tracteurs. Des arbres fendus, abattus – par la tempête ? – Laquelle ? – Celle de 1999 ? – coupent le chemin à plusieurs reprises, il faut chevaucher les troncs ou contourner ce foutoir. Certains arbres portent d'étranges stigmates.


Et quand je lis dans le guide qu’il s’agit d’une « zone marécageuse », alors là, je rigole doucement – c’est le cas de le dire ! Parce qu’en fait de rigole, c’est un fossé, que dis-je un canal !




 
 


J’ai l’impression de suivre une rivière bordée de beaux bouquets de plantes aquatiques. C’est tout à fait charmant. Amusant même de slalomer dans les taillis mais attention aux bestioles et aux tiques en particulier.

   


On longe la N 183 et je soupçonne le domaine de la Feuge de l’autre côté des haies. On suit le chemin en mode pilotage automatique. Erreur ! On débouche sur la nationale en plein trafic et les voitures nous frôlent dangereusement. Nous faisons marche arrière.

   


On est passé à côté d’un monticule de remblais et de ferraille sans soupçonner le bon chemin qui contourne le château des Tournelles. On ne fait que longer un muret tout juste maçonné. Heureusement internet nous propose une visite virtuelle.

La fin de la randonnée est proche. On entrevoit l’église. On pousse jusqu’au Foyer Rural pour s’y restaurer. Ici, ils ont des activités sympas. Rémy a fait de la danse Hip-Hop avec Virginie l’année dernière. C’est ici aussi que nos danseurs de country se retrouvent chaque semaine.

Au retour je me mets en cuisine.

On a tout un rayon de recueils de recettes en bibliothèque. Je n’aurais pas de mal à faire nos gamelles du midi et les repas du soir. C’est toujours meilleur réchauffé dit-on. J’ai 2 lapins « Bien vu » sous cellophane dans le frigo. Bien vu, rien de plus normal pour un lapin ! Aller, une recette aux pruneaux, façon tagine et une petite ratatouille pour sauver mes tomates défraîchies et mes légumes du soleil un peu ridés – le soleil c’est mauvais pour la peau – Zou, pour finir je passe une tarte aux prunes au four.

 


Une fois repus je me glisse sous les draps pour une soirée romanesque... Qu’allez-vous imaginer ? J’ai des livres au pied de mon lit : « Les barcelonnettes tomes 1 et 2 » d’Anne Valleys, « Wolf » de Jim Harrisson et « Encore une nuit de merde dans cette ville pourrie » de Nick Flynn. C’est un vieil aminche retrouvé sur le web – le correcteur automatique serpente sous le mot aminche et me propose amincie, c’est vrai qu’il n’est pas bien épais le garçon mais tout de même ! Il semble que la machine extrapole un peu ma pensée - qui m’a conseillé les deux derniers romans. Il est plus loquace qu’il ne le prétend et si parfois il noie le poisson par timidité je suis sûr qu’il nous laissera un petit commentaire pour nous encourager à découvrir ces 2 titres…L’avenir le dira…

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Published by gilles barba - dans ARCHIVES LIVRES
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27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 06:52

« Le Petit Nicolas a 50 ans et pas une ride » titrait le journal des Enfants. Paroles de nostalgiques ! C’est vrai que Nicolas, Alceste, Eudes, Agnan, Geoffroy, Rufus et Clotaire sont comme on dit intemporels. Et pourtant mon gamin préfère de loin lire les aventures de Titeuf en Bibliothèque Rose que les Vacances, les Récrés ou les Copains du Petit Nicolas. Il s’en expliquera…

 

Personnellement, je suis resté sensible à cette écriture faussement naïve, d’une grande délicatesse et plein de tendresse. Le Petit Nicolas a cela de commun avec La gloire de mon père qu’il nous transporte dans un univers d’une grande fraîcheur, dans cette zone fantôme et définitivement bénie qu’est l’enfance.

 

En tout cas, belles plumes que celles de Gosciny et de Sempé. On connaît bien le scénariste d’Astérix et Obélix, de Luky Luke ou d’Iznogood…moins bien le talentueux Sempé au style très alerte et expressif. A l’époque j’enquillais sur Cabu et Reiser d’autres humoristes qui mériteraient d’entrer au Panthéon des agitateurs de conscience. Le petit Nicolas n’est pas une bande dessinée et pourtant la frimousse du petit héros a rendu célèbre ces mémoires si l’on peut dire. Rares sont les illustrateurs à marquer ainsi le lecteur.

 

On espère bien que le film de Laurent Tirard avec Maxime Godart - sélectionné parmi près de 600 candidats dit-on ! – sera à la hauteur de nos souvenirs de lecture. Le kitch des années 50-60 est à l’honneur en ce moment : culottes courtes, godillots, sacs à dos, cuisine en formicas et voitures aux formes généreuses…Un design qu’on retrouve d’ailleurs dans le nouvel opus d’OSS 117, réservé au public averti qui maîtrise les 2ème, 3ème, voir 4ème degrés sous peine de graves contresens. Pour le film, il faudra donc faire confiance à Anne Gosciny qui veille jalousement sur l’héritage paternel. Elle s’est sentie trahie par Uderzo il y a quelques années. Les propres héritiers du dessinateurs en seront peut être eux aussi pour leur frais…J’ai cru entendre des problèmes d’héritage x ou y. Ah, l’argent, l’argent !

 

Pour en revenir au petit Nicolas j’ai tanné Rémy pour lire quelques chapitres et faire des résumés – père indigne – en plus je l’engueule quand c’est mal fait ou plutôt pas fait comme je veux – j’en parlerai à mon psy ! Bref, j’ai recueilli ces quelques réflexions à propos de Sa photo de classe à lui – pour les ignards, il y a un chapitre intitulé « La photo de classe » :

 

« Nous on s’est installé et le photographe nous a pris. Ca a pris du temps il fallait s’installer : mettre les petits en bas, les moyens dans le 2ème rang et les grands dans le dernier. Il n’y a pas eu de bagarre, y’en avait juste qui disait « Je ne veux pas me mettre à côté de lui ! ». Sinon tout allait bien, pas de disputes. La maîtresse n’a pas crié. Elle s’est juste mise à côté et le photographe nous a pris en photo. Tout le monde était bien habillé. Y’en avait qui s’était fait une houppette comme Tintin avec du gel. On était tous bien peigné. Il y a pas eu besoin de donner des lignes de punition, ni de crier. Pourtant ça arrive quelques fois. Il y a des jours où ça crie autant le matin que l’après midi parce que des fois on parle, on se bat dans la cours et même des fois quand on fait n’importe quoi dans le rang.

 

Aujourd’hui, le héros des enfants c’est Titeuf, le Petit Nicolas c’est plutôt des époques d’avant et il y a des mots qu’on ne connaît pas et que sur Titeuf on connaît tous les mots, sauf pour les lecteurs de CP qui débutent et qui ne savent pas lire. Moi je préfère Titeuf mais ça n’empêche que j’aime bien le Petit Nicolas ».


 

Sinon, voici 5 résumés faits pendant les vacances de février. Il s’en sort pas si mal le bougre en expression écrite et en orthographe du haut de ses 7 ans ½ .

 

Jour 1, La plage, c’est chouette

 

« Nicolas est en vacances, il s’est fait des tas d’amis. Un jour Nicolas et ses amis décident de jouer au ballon et à un moment le ballon attérrit sur le père de Nicolas. Le père furieux lance le ballon très loin. Le propriétaire du ballon appelle son père. Le père du propriétaire dit « Ses vous que avait jeter le ballon allait le chercher le ballon tout de suite ». Le père dit oui biens sur. « Vous pouvez arrêter de jouer au ballon et creuser des trous dans le sable, le propriétaire de la plage nais pas daccord. » Les enfants monstre du dois le père de Nicolas. Le monsieur le dis de reboucher le trou. »

 

Jour 2, Le boute-en-train

 

« Aujour’hui il pleut. Tout le monde est à l’intérieur. Au moment du déjeuner moi et mes amis on joue quand tout à coup quelqu’un est entré et à proposé de nous garder et il a dit « suivez moi les enfants ». Nous on la pas suivi il resorti rouge de colère on est aller avec lui dans la pièce. On a jouer à des jeux marant on a jouer jeux je ne sais pas le nom sur se jeux on a pas arrêter de se taper à la fin le monsieur aller se faire mouiller par les goutes de pluie. »

 

Jour 3, L’île des Embruns

 

« Nous sommes en vacances à l’hotel Beau-rivage. Aujourd’hui maman décide de faire une excursion sur l’île des Embruns. Le lendemain matin M. Lanterman était venu avec sa casquette blanche de marin mai quand jais vue le bateau j’étais un peu déçu parce que le bateau étais très petit son nom s’étais « la jeanne » et son comandant n’avait pas d’uniforme de marin. M. Lanternau et Papa parle de se qu’il sont manger à l’hotel pour que l’un des deux est le mal de mer à un moment. Papa devin pale très pale. M. Lanternau lui a proposé un sandwiches. Papa a repondu non et il là proposé au patron quand le patron a vue les sandwiches il a falue revenir au port le plus vite possible parce que le patron étais devenu très malade. »

 

Jour 4, La gym

 

« Nous sommes sur la plage avec les copains, Blaise, Fructueux, Mamert, Irénée, Fabrice, et Côme. Hier on a eu un nouveau professeur de gym pour le cour de gimnastique des tas d’autres enfants mais pas du même hôtel des garçon que viennent de l’hôtel de la plage et d’autre qui viennent de l’hôtel de la mer. Le professeur a plié ses bras et ca a fait deux gros tas de muscles. Les enfants rient chahute mais n’écoute pas le professeur qui se fache et il sifle un grand coup. Le professeur dit « on va faire un jeu le premier arriver dans l’eau a gagner ». On c’est mis en ligne le professeur un coup de sifflet et on s’est tous pousser pour être le premier dans l’eau et on ses chamailler sur le coup le professeur est parti en colère. Le lendemain un nouveau professeur fait son apparition. »

 

Jour 5, Le golf miniature

 

« Aujourdui nous décidons d’aller au golf miniature alors nous sommes aller voir mon père pour lui demander de nous accompagner mais papa a répondu  Non et alors le petit Nicolas s’est mis à pleurer. Le papa cède et dit Oui nous sommes aller au golf. Le patron du golf recomande au père de bien surveiller les enfants. Mamert a pris une et la tirer si fort que la balle a attéri sur une voiture. Irénée et Fructueur  se battent. Les gens derrière se fâche le patron sort de son cabinet et appel un agent. L’agent dit « les enfants revener demain il y a des gens qui attende leur tour ». Le petit Nicolas par avec ses amis et son père. »



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Published by gilles et Rémy barba - dans ARCHIVES LIVRES
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17 octobre 2008 5 17 /10 /octobre /2008 08:26


9h30, rendez-vous salle du Foyer Rural au Bellay. Les bénévoles ont collecté des kilos de livres pour constituer le fond d’une bibliothèque de prêt. Les livres sont estampillés « Ecole Jacques Effroy » et numérotés sur une pastille de couleur rouge, jaune, verte... Certains sont même couverts.

Le projet a malheureusement capoté, le nouveau directeur d’école ne souhaite pas s’encombrer d’une bibliothèque. Du coup, les livres dorment dans des cartons. Elisabeth nous propose de les importer à Nucourt.

Evidemment ça nous intéresse, mais pas tout ! Je sais d’avance qu’on va y trouver des romans et des documents qui datent un peu et des romans passés de mode qu’on a déjà évacué au fil du temps. Il y aura toujours des nouveautés et des curiosités.

Pendant deux heures je farfouille cette pyramide de cartons et j’extrais quelques bouquins que vous retrouverez bientôt sur les linéaires.

A tout seigneur, tout honneur : J.M.G Le Clézio fraîchement auréolé du prix Nobel de littérature. Son roman « Le désert » sera le premier à faire son entrée en bibliothèque, j’aurai l’occasion d’en trouver d’autres…

La toute jeune Lalla a pour ancêtres les « hommes bleus », guerriers du désert saharien. Elle vit dans un bidonville, mais ne peut les oublier. La puissance de la nature et des légendes, son amour pour le Hartani, un jeune berger muet, une évasion manquée vers « leur » désert, l'exil à Marseille, tout cela ne peut que durcir son âme lumineuse. Lalla a beau travailler dans un hôtel de passe, être enceinte, devenir une cover-girl célèbre, rien n'éteint sa foi religieuse et sa passion du désert.

Autre prix Nobel de littérature : Alexandre Soljenitsyne et « Une journée d’Ivan Denissovitch ». L’auteur s’est éteint cet été. Evidemment on a beaucoup parlé de lui dans les média. J’ai surtout retenu des éloges funèbres que l’auteur vieillissant avait un peu compromis son image de dissident en se rapprochant un peu trop de Vladimir Poutine et en portant un discours un peu trop nationaliste au goût des … libéraux. En tout cas voici le livre qui a fait chuter l’empire soviétique dit-on. C’est le deuxième exemplaire qu’on nous offre en moins d’une semaine, alors si vous êtes nombreux à vouloir le lire, pas de soucis !

Né en 1918, il est soldat pendant la Seconde Guerre mondiale. Il passe dès 1945, 8 ans dans un camp de travail pour une correspondance contestataire. En 1956 il enseigne les sciences physiques, mais la publication en 1962, d'Une journée d'Ivan Denissovitch lui assure une renommée mondiale.

Ce roman est à la fois envisagé comme un outil de compréhension du Goulag et comme une dénonciation de celui-ci. Cette réflexion, entre littérature et Histoire peut être utile autant pour l'étude de l'URSS stalinienne, que pour celle de la littérature concentrationnaire

Devenu un symbole de la dissidence, il est chassé par le régime et s'exile en Suisse puis aux États-Unis pour continuer son œuvre littéraire. Pour celle-ci, dont la place centrale est laissée au goulag il reçoit le prix Nobel de littérature en 1970.


Joseph Kessel

Les lecteurs des Echos ont eu l’occasion de découvrir les célébrités littéraires qui fréquentèrent le Val d’Oise. Kessel, lui, s’était installé à Avernes en 1961. De retour avec sa femme d’un voyage en Afghanistan, ils recherchaient une maison en dehors de Paris, autant par amour de la campagne que pour éloigner Michèle Kessel des cafés parisiens. C’est là, dans sa maison, rue du ruisseau, que l’écrivain-voyageur se retirera souvent pour composer, pendant cinq ans, Les Cavaliers, qu’il entreprendra Les Temps sauvages et d’autres écrits. C’est là qu’il décède le 23 juillet 1979 d’une rupture d’anévrisme. Pas la peine de faire le tour du cimetière car c’est enterré au cimetière Montparnasse à Paris qu’il a été inhumé.

Kessel a situé en Afghanistan une des aventures les plus belles et les plus féroces qu'il nous ait contées.

Les personnages atteignent une dimension épique : Ouroz et sa longue marche au bout de l'enfer. Le grand Toursène fidèle à sa légende de tchopendoz toujours victorieux. Mokkhi, le bon sait, au destin inversé par la haine et la découverte de la femme. Zéré qui dans l'humiliation efface les souillures d'une misère qui date de l'origine des temps. Et puis l'inoubliable Guardi Guedj, le conteur centenaire à qui son peuple a donné le plus beau des noms : " Aïeul de tout le monde ".

Enfin, Jehol " le Cheval Fou ", dont la présence tutélaire et " humaine " plane sur cette chanson de geste. Ils sont de chair les héros des Cavaliers, avec leurs sentiments abrupts et primitifs. Et pourtant le souffle de la fable et du mythe les anime et nourrit le roman.

 

Coluche – Pensées et anecdotes

A feuilleter d’urgence comme antidote à l’actualité sociale et économique.

Coluche est aussi à l’affiche sous les traits de François Xavier Demaison dans un film biographique d’Antoine de Caunes.

 

Franz-Olivier Giesbert – L’affreux

FOG – journaliste, animateur télé sur France 5 et néanmoins directeur du Point, c’est le challenger émérite de Christophe Barbier qui préside, lui, aux destinée de L’express. Les deux hommes ne s’aiment guère, je crois, mais font des coudes sur le petit écran pour commenter l’actualité politique et surtout promouvoir et consolider l’image de marque de leurs hebdos respectifs. L’affreux est un roman qui lui valut le grand prix de l’Académie Française en 1982.
A Argenteuil, dans la famille où sa mère l'a placé, on l'appelle " l'affreux " car il ne peut s'empêcher, sans cesse, de dire des " affreusetés ". De plus, il n'est pas très beau. Mais à cet affreux, qui se prénomme Aristide, il reste la ressource du charme, de la dérision ou de l'humour pour plaire à des jeunes filles comme Nathalie, ou à des femmes comme Madame Bergson... Accusé d'un crime qu'il n'a pas commis, ce curieux personnage - une sorte de bâtard à la Mark Twain, un peu arabe, un peu zonard - sera condamné à fuir, et ce roman raconte avec drôlerie l'histoire picaresque de sa galère à travers la France. Au passage, Aristide en tire une philosophie très personnelle: " Si les gens croyaient en Dieu, dit-il ainsi, ils seraient moins méchants. Je me demande s'il ne faudrait pas leur envoyer une nouvelle fois Jésus-Christ pour les convaincre. Mais il ne voudra jamais revenir... "Tel est Aristide : comique, cosmique, malin et moraliste.

 

Dans la série des documents cocasses qui titillent toujours la curiosité, quelques titres de la très célèbre collection « L’aventure mystérieuse » aux éditions J’ai lu, collection qui fit fureur dans les années 70 auprès de tous les passionnés d’énigmes historiques, d’ésotérisme et d’occultisme :
- Le secret de la grande pyramide et la malédiction des pharaons

- Les o.v.n.i, le triangle des Bermudes

- Les mondes oubliés, les trésors du monde, l’Atlantide, l’île de Pâques

- Les animaux humains, la bête du Gévaudan


La poésie n’est pas très à l’honneur en bibliothèque. On ne doit pas avoir plus d’une vingtaine de recueils à Nucourt.

- La poésie lyrique médiévale au nord de la France

- Lamartine - Méditations

- Baudelaire - Petits poèmes en prose (le spleen à Paris)

 

Le thème de la shoah constitue un ensemble 5 ou 6 documents. Est-ce le don d’une ou plusieurs personnes ? Hasard de la programmation, une adaptation du Journal d’Anne Franck vient d’être diffusée sur France 2 suivi d’une enquête sur le destin de la famille Franck et sur l’un des livres les plus lu au monde. Personnellement je suis en train de lire « Le pianiste » de Wladyslaw Szpilman.

- Jean François Steiner – Treblinka

- Trudi Birger – La rage de survivre

- Béatrix de Toulouse-Lautrec – J’ai eu 20 ans à Ravensbrück

- Jean-François Chaigneau – Le dernier wagon

- Henri Amouroux – La vie des français sous l’occupation

Auxquels on peut ajouter, je n’ai pas percuté sur place :

- Martin Doerry – A tout de suite, les enfants

- Michel del Castillo – Tanguy

- Martin Grey – Au nom de tous les miens

 Romans du terroir

Christian Signol - la trilogie « La rivière espérance » et Trésors d’enfance

Pierre Bonte – Le bonheur était dans le pré

Michèle Perrein – Les cotonniers de Bassalane

Romans sur les chats

Et puis du vrac, pleins de romans divers et variés que vous retrouverez en bibliothèque une fois saisis sur informatique !! Ca prendra encore un peu de temps tout de même.


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Published by Gilles BARBA - dans ARCHIVES LIVRES
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7 octobre 2008 2 07 /10 /octobre /2008 08:13


Nous sommes tous soucieux du devenir de nos enfants et mettons tout en œuvre pour qu'ils deviennent des adultes épanouis. Alors que la génération de nos parents et surtout de nos grands parents s'élevait seule au contact des frères ainés d'une part et des anciens d'autre part, aujourd'hui nos enfants sont élevés bien différemment et doivent se construire dans une "société matrice" très complexe, là où avant, les choses étaient simples en apparence et orchestrées par le groupe familiale, les saisons et le travail.

Notre histoire nationale, la vie moderne, la structure familiale sont autant d'événements qui ont changé les rapports parents/enfants. Le XXème siècle a dû faire face à une difficile reconstruction, les familles sont éclatées et les parents se trouvent seuls avec leurs enfants, démunis pour les éduquer, n'ayant plus l'expérience et la proximité des anciens.

En parallèle, ce même XXème siècle fait des avancées spectaculaires dans différents domaines scientifiques et voit naitre de nouveaux spécialistes autour du berceau :

Il y a ainsi l'enfant biologique du pédiatre, l'enfant des institutions sociales qui recueillent les orphelins, l'enfant de l'historien et l'enfant symbolique du psychologue et du psychanalyste.

La seconde guerre mondiale a constitué une véritable révolution culturelle pour l'observation des enfants. Ainsi, Anna Freud s'appuyant sur les travaux de son père, va s'occuper d'enfants altérés recueillis à la nursery d' Hampstead et parvenir à en faire des adultes épanouis malgré leur histoire individuelle.

De même, Françoise Dolto, née en 1908 et dont nous fêtons cette année le centenaire de sa naissance et le vingtième anniversaire de sa mort, va nous apporter un autre regard sur l'enfant qu'elle considère avant tout comme une "personne, un être à part entière de l'humanité".

Françoise Dolto, née Marette est la 4ème enfant d'une fraterie de sept. Elle grandit dans une famille bourgeoise et chrétienne et est rapidement confrontée à la difficulté de vivre dans une France ravagée par la guerre au sein de cette famille en plein désarroi depuis la mort de Jacqueline, son unique sœur ainée de 3 ans et la préférée de sa mère.

Françoise Dolto a 12 ans environ et on lui fait savoir que, si l'on avait pu choisir, c'est elle qui serait morte. Françoise Dolto est également jugée en partie responsable de ce décès : elle n'aurait pas assez prié pour que sa sœur soit sauvée du cancer.

C'est à cette période qu'elle réalise l'importance des effets de l'éducation sur la santé des enfants, ainsi que les interactions en écho de la souffrance des uns sur les autres. Sa voie est alors tracée : elle veut être "docteur d'éducation". Cette épreuve est aussi l'origine de son désir de devenir psychanalyste.

Pendant sa jeunesse, Françoise Dolto se heurte à sa mère qui voit l'avenir de sa fille dans le mariage et non dans les études de médecine. Ne supportant pas l'inactivité, Françoise Dolto apprend la couture, participe à des concours d'affiches avec succès et on lui interdit d'aller plus loin. Elle se tourne alors vers la faïence et gardera toute sa vie une main d'artiste en produisant sculptures, dessins et aquarelles.

F. DOLTO en dates

En 1929, sa mère l'autorise enfin à suivre des études d'infirmière espérant que cela la dégoutera de la médecine. Elle attendra que son frère Philippe entreprenne ces mêmes études pour suivre les cours et s'installera comme généraliste et pédiatre le 1er septembre 1939.

Entre temps, de 1934 à 1937, elle effectue un travail de psychanalyse avec René Laforgue.

En 1938, elle entre à la Société de Psychanalyse de Paris

En 1942, elle épouse Boris Dolto, rhumatologue et ils auront trois enfants

De 1940 à 1978, elle intervient à l'hôpital Trousseau

De 1962 à sa mort, elle intervient au centre Etienne Marcel. Elle pratique aussi au centre Claude Bernard et à la polyclinique Ney.

En 1946, elle écrit ses premiers articles

En 1967, Françoise Dolto intervient à la radio sur Europe 1 sous le nom de "Docteur X". Cela dure 2 ans et elle décide d'arrêter car le dialogue est continuellement haché par les conditions du direct et par la publicité !

C'est en 1976 qu'elle accepte de nouveau une émission sur France Inter "lorsque l'enfant parait". Cette émission bénéficie d'emblée d'un immense succès et c'est aussi par ce biais qu'arrive la notoriété de Françoise Dolto.

En 1979 elle fonde la "Maison verte". Il s'agit d'un lieu de socialisation qui accueille les enfants de 0 à ¾ ans, accompagnés d'un ou deux parents, ou des grands parents. L'équipe d'une Maison verte est composée de 3 personnes dont un psychanalyste. C'est un endroit où on parle, où on joue, où on dédramatise. On y apprend aussi les interdits structurants.

F. DOLTO en apports

Ce qui intrigue chez Françoise Dolto et ce qui est fondamental dans sa pratique de la pédiatrie et de la psychanalyse, c'est qu'elle parle aux enfants. Et il semble même que sa parole ait un effet bénéfique sur les enfants qui se calment.

Françoise Dolto considère en effet, l'enfant comme un "être de langage". On sait aujourd'hui qu'un enfant baigne dans la langue bien avant la naissance et que dès son apparition, il va tout mettre en œuvre pour communiquer.

Son hypothèse est que si l'enfant est fabriqué dans le langage, alors il est apte à le comprendre, sinon les mots, au moins les intonations et les intentions de la voix.

Elle encourage ainsi les parents à parles avec leur enfants et cela fonctionne chez les nouveaux nés comme les plus grands.

Ce qu'elle dit aussi, c'est qu'il ne faut pas mentir aux enfants parce qu'ils ressentent les mots, les émotions, les non-dits. Il sait voir quand la bouche ne dit pas la même chose que le corps. Et comme l'adulte est celui en qui il a confiance, l'enfant souffre. C'est ce que Françoise Dolto appelle le "parler vrai". Sa conception va plus loin encore car elle pense que ce qui ne passe pas par le langage est privé de sens.

Là où certains de ses contemporains ont tendance à considérer le Bébé comme un être amorphe ne faisant que dormir, manger, pleurer, F. Dolto découvre de son œil d'analyste qu'il est au contraire à l'affut du monde qui l'entoure, qu'il est "sujet de lui-même", qu'une parole ou qu'une caresse calme parce qu'il comprend. Elle s'y intéresse pour ce qu'il est, c'est  dire une personne avec des besoins, certes, mais aussi des désirs conscients et inconscients. Elle les sort de leur statut social d'infans, étymologiquement celui qui n'a pas le droit à la parole pour écouter et entendre ce qui fait sens par le corps du bébé.

F. Dolto voit le développement de l'enfant comme une succession de "castrations symboligènes". L'idée de F. Dolto est que chaque fois l'enfant doit se séparer d'un monde pour s'ouvrir à un nouveau monde

- castration ombilicale avec la naissance. Le bébé renonce à l'état fusionnel avec la mère et gagne le monde aérien.

- castration orale avec le sevrage. L'allaitement ne satisfait pas seulement la faim, c'est aussi un corps à corps car le bébé est un être de désirs. "Il faut castrer la langue du téton pour que l'enfant puisse parler"

- castration anale avec la marche et l'apprentissage de la propreté. Avec la marche, l'enfant accepte de s'éloigner de sa mère pour découvrir l'espace. Cela se fera sans mal s'il n'a pas été bridé, s'il a acquis le contrôle musculaire suffisant et qu'on ne lui a pas appliqué des moments pré-établis dans l'acquisition de la propreté.

Rappel : La marche arrive avant la propreté. On comprend mieux alors que si l'on insiste sur l'apprentissage de la propreté avant l'acquisition de la marche, l'autonomie et la découverte ne se feront pas.

C'est à ce moment que les parents posent des interdits comme ne pas nuire à autrui et ne pas tuer (nous sommes dans les fonctions symboliques). Si les parents posent les interdits de manière "sadique", c'est-à-dire oppressive, ils n'apprennent pas à "sublimer" ses pulsions, c'est-à-dire à transformer celles-ci en désirs socialisés.

Le travail novateur de Françoise Dolto a été d'étendre, en la radicalisant, la compréhension de l'humain, notamment en donnant toute son importance à ce qu'elle nommait "l'archaïque", c'est-à-dire l'écoute des singularités du développement de l'enfant. Elle élabore pour ce faire le concept central de sa pensée : "L'image inconsciente du corps" et les "castrations symboligènes" dont nous venons de parler. Elle tente d'effectuer un travail grâce à ce que les enfants et les adultes en thérapie lui ont permis de comprendre à travers leurs souffrances. Son génie à été de repousser les limites de l'intervention psychanalytique au premier jour de vie de l'enfant.

Ce qu'elle avançait il y a cinquante ans, et qui paraissait alors scandaleux et absurde, est passé dans les mœurs. Son enseignement s'est diffusé auprès de tous les soignants et éducateurs de la petite enfance, notamment grâce au travail de pédagogie auquel elle se consacra personnellement à la fin de sa vie. Elle a su rendre la psychanalyse vivante et accessible, cherchant à offrir aux parents la possibilité d'élaborer leur propre pratique dans le respect, l'écoute et la confiance accordés aux enfants.

Les ouvrages consultables à la bibliothèque de Nucourt

 

F. DOLTO "Lorsque l'enfant paraît", tomes 1, 2 et 3, 1997, 1978 et 1979

 Ces 3 tomes sont à feuilleter car ils traitent de tout un tas de questions de la vie de nos enfants comme la véracité de l'existence du Père Noel, l'arrivée d'un frère ou d'une sœur, les caprices, les mensonges, …

A vous de piocher et de vous référer aux réponses que F. Dolto a pu faire aux parents qui lui adressaient des lettres à la radio …

 F. DOLTO et WINNICOTT

"Comment ne pas élever des enfants parfaits"


Par thématique

La famille :

- La relation mère-enfant

- La relation père-enfant

- Être parent, le couple parental

- La fratrie

 

L'éducation :

- Punir

- Se faire obéir

- L’autorité

 

Les risques d'un manque d'éducation :

- L’enfant roi

- L’enfant tyrannique

- L'enfant mal élevé

 

L'adolescence :

- Qu’est-ce qu'un ado

- Les violences

- L’absentéisme

- Les problèmes

 

Problématiques infantiles :

- La séparation

- L’enfant victime de violences à l'école

- La précocité

- L’hyperactivité (TDAH)

- La dyslexie…

 

Education et pédagogie :

- Les alternatives à l'éducation nationale

- Les parents, l'enfant, l'enseignant

- Motiver l'enfant

- Les devoirs…

 


 
     
   
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     ... et bien d'autres encore...
     

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Published by Sandrine KASMAN - dans ARCHIVES LIVRES
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