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22 octobre 2007 1 22 /10 /octobre /2007 08:55

Samedi 20 Octobre, nous nous sommes arrêtés au Plessis Bouchard avec les enfants pour assister aux « Contes du ki mo no », dans le cadre du 25ème festival théâtral du Val d’Oise.

Bref, 40 mn de bonheur au son du koto, une sorte de harpe aux sons très cristallins et une rêverie dans l’univers des contes asiatiques.

Il y a quelque chose d’universel dans ces contes, à moins qu’ils ne soient adaptés, mis en scène et interprétés de façon à nous évoquer des récits connus. La morale par contre n’est pas toujours si accessible que ça !

J’ai particulièrement aimé l’histoire de Sun et Petit Sun – père et fils – de retour du marché où ils ont vendu leurs fruits et légumes. Sur le chemin du retour une vieille qui fait ses fagots, une lavandière…qui chacun, chacune se moquent d’eux :

La première parce qu’ils se fatiguent à marcher à côté de leur âne ; le second parce que ce n’est pas à l’enfant de le chevaucher mais au père plus âgé ; et vice versa ; et finalement parce qu’ils vont épuiser leur âne en le montant tous les deux !

Sun et Petit Sun ne sachant plus trop quoi penser, décident finalement de porter l’âne jusqu’à la maison. Madame Sun se demande quelle mouche a bien pu les piquer ? Pas de réponse : ils sont trop fourbus…

En ressortant du centre Jacques Templier, j’ai aperçu quelques paniers en osiers dans lesquels les bibliothécaires avaient déposé des livres en cadeau à l’occasion de « Lire en Fête ». Ca m’a fait penser, qu’une fois encore, nous étions passé à côté de l’événement à Nucourt. Ca ne m’a pas empêché de fouiller dans les panier et de dénicher « Nakusha, l’indésirable » de Laurence Binet dans la collection « J’accuse….» chez Syros.

Sous prétexte de témoignages romancés, l’auteur s’insurge contre la condition de la femme dans certaines parties du monde. Y’a de quoi ! Et comme dirait l’autre, il y a quelque chose de sain dans les colères contre les injustices !

Ce sont donc deux portraits de jeunes femmes que l’ont a là. Celui de Nakusha – une jeune hindoue – cantonnée dans un rôle de servante, privée d’école…de sa sœur au mariage arrangée qui subit les violences de sa belle famille parce qu’elle n’accouche que des filles…C’est aussi le portrait  de Latifa – une jeune femme afghane qui traverse les crises politiques et subit les exactions des moudjahiddines et la charia des Talibans. Le féminisme est un combat sans fin. Ce qui est acquis ici ne l’est pas forcément partout.

Mais attention, à vouloir regarder loin, ne soyons pas aveugle à ce qui se passe sous nos yeux. Un fascicule édité par la Ligue des Droits de l’Homme faisait en 2004 un bilan mitigé sur la laïcité, la justice, la police, le droit des étrangers, les droits sociaux, la liberté d’expression… en France.

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Published by gilles barba - dans ARCHIVES LIVRES
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