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2 juillet 2007 1 02 /07 /juillet /2007 08:17

Suivre l’actualité culturelle pour proposer des lectures est un prétexte extraordinaire pour mettre des romans en exergue. Mais difficile d’être toujours à la page ! Heureusement, la télévision et le cinéma permettent parfois d’exhumer des classiques. C’est le cas de « L’amant de Lady Chatterley » de Pascale Ferran oscarisé en 2007 et présenté sur Arte dans un format long en 2 épisodes.

On est loin de posséder la bibliothèque idéale à Nucourt. Et d’ailleurs qu’est-ce qu’une bibliothèque idéale ? Une sélection d’incontournables, d’ouvrages de références ? Sélectionnés par quels critiques, quels érudits ? Qu’importe, « L’amant de Lady Chaterley » est un roman d’une telle notoriété qu’il est passé au travers des mailles des désherbages successifs. Difficile de le passer au pilon, il y a bien une raison !

  

 

 

Je l’avoue, c’est la nécessité d’alimenter le blog qui m’a conduit à regarder le téléfilm d’abord, puis à feuilleter le roman de David Herbert Lawrence (1885-1930), enfin à farfouiller sur le net pour collecter quelques rares éléments biographiques. J’ai feuilleté l’Universalis et je suis tombé sur un article fumeux, idem avec la préface de notre édition de poche. Alors je vous livre quelques impressions en forme d’aller – retour entre le film et le roman.

En préambule, ce qui est sûr c’est que le roman fit scandale lors de son édition en Grande Bretagne en 1960. Le livre date en réalité de 1928 et Il avait d’abord été publié à Florence à compte d’auteur (étonnant !). Il semble que D.H Lawrence ait rédigé 2 versions : « Lady Chatterley et l’homme des bois » dont est adapté le film et « L’amant de Lady Chatterley ». Ces détracteurs étaient déjà nombreux avant cette publication mais la critique se déchaîne et le roman est jugé immoral, scabreux, obscène...Après un long débat juridico-littéraire l’œuvre est publiée. Autre temps, autres mœurs, à vous de juger si le roman est séditieux.  

Le film met en scène ce que j’appellerais une bluette. C’est la rencontre d’une candide aristocrate mariée à un impuissant et d’un garde chasse rustre et solitaire. Leur rencontre est érotique et romantique sur fond de nature….bucolique, ça rime !

Le roman par contre livre des personnages plus affirmés. Il met en scène une aristocratie terrienne et industrielle prétentieuse en pleine problématique de lutte des classes. La sensibilité de Constance, l’héroïne, lui fait toucher du doigt l’injustice de cette Angleterre à 2 vitesses et elle développe les arguments d’une politique sociale. L’autre axe c’est la place de la sexualité dans le développement personnel. C’est finalement très freudien ! Mellors alias Parkin est cette fois très disert et livre une analyse très personnelle sur le sexe et l’épanouissement, voir la libération de l’individu. Ce sont des lignes d’anthologie. C’est là certainement que les critiques littéraires s’interrogent sur la part de l’autobiographie – D.H Lawrence a une vie affective et une vision du couple contrariées - c’est là aussi que les moralistes puisent les motifs de la censure.

Autre oeuvre disponible en bibliothèque :

 

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Published by gilles barba - dans ARCHIVES LIVRES
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