Vendredi 23 octobre 2009 5 23 10 2009 13:42


A l’occasion du Festival Jazz au Fil de l’Oise, la Bibliothèque Départementale a proposé aux bibliothécaires une rencontre avec le guitariste Louis Winsberg. Un pur moment de bonheur ! Je suis assez friand de ces moments intimistes et d’échanges avec les artistes. Et là justement, on est face à quelqu’un de disponible, de disert, de passionnant. Un régal de médiation culturelle !

Personnellement je me souviens parfaitement de la première fois où j’ai écouté Sixun. C’était dans la piaule d’un pote photographe et néanmoins vendeur de matériel hi-fi, rue du Vieux Versailles à…Versailles. Il était très à cheval sur la qualité du son et s’équipait en conséquence. De ce côté-là, c’était parfais. Par contre il nous bourrait le crâne avec ses standards du jazz. C’était souvent répugnant !

J’en étais à ce délicat passage de la pop-rock-folk des années 70 à des univers jazz-rock, world, électro. Tout avait commencé un peu plus tôt avec Robert Fripp, Brian Eno et Brand X. D’une certaine façon la page était tournée. Les nouvelles idoles seraient John Mc Laughlin, Santana, Herbie Hanckok et les Head Hunters, Weather Report, Return to forever, jean Luc Ponty, Jaco Pastorius, Stanley Clarke, Billy Cobham, Al Di meola, David Sanborn, Tony Williams, Yellow Jackets, Larry Coryell, Allan Holdsworth, Chick Corea, Steps Ahead, Passport…D’autres suivront mais la liste serait un peu longuette…

L’oreille s’affinait aussi au cours de longues soirées à fréquenter le Kilt, un pub où des musiciens de jazz – disons classique – se produisaient tous les soirs.

C’est dans cette ébullition que sortent successivement 2 pointures Uzeb et Sixun. Y’a vraiment plus de raison d’être complexé, il y a bel et bien un jazz fusion dans l’hexagone ! Ca tombe bien, on est alors en pleine exception culturelle !

C’est marrant de rencontrer Louis Winsberg aujourd’hui. Depuis Sixun, je n’ai pas spécialement suivi sa carrière et je découvre avec stupéfaction qu’il a opéré un glissement vers le flamenco. Le voilà à la guitare tandis qu’on finit le café. Jaleo ! C’est excellentissime !! Je ne peux pas m’empêcher de penser à John Mac Laughlin et à ses Shakti et Saturday night in San Francisco. « C’est un retour au origines » dit-il. Ce sont les frères Reyes – alias Gipsy King – qui l’ont encouragé à la guitare. Il a d’ailleurs quelques anecdotes croustillantes à leurs sujets. Puis c’est la montée à Paris, le lycée musical de Sèvres, les concerts dans les cabarets et enfin la rencontre avec les autres membres du futur Sixun, le succès, les tournées…

En parallèle, Louis Winsberg développe des projets personnels et de nombreuses collaborations – Tient ! - avec Maurane tout récemment. C’est cette capacité à se diversifier qui lui permet de ne pas être trop touché par la récession qui touche l’industrie du disque. Il est bien loin des 20 000 albums qu’il vendait avec Sixun, les royal-tea aujourd’hui c’est peanuts et ce sont les 50 à 80 concerts annuels avec ses différents projets : Jaleo, Douce France et Marseille Marseille qui lui permettent de poursuivre sa carrière d’artiste.

C’est vraiment quelqu’un de passionnant. Il nous invite à un voyage instrumental et musicologique. On découvre l’univers du flamenco, les allers retours des rythmes entre l’Espagne et l’Amérique du Sud, la rumba camarguaise et la guitare-sitar. On découvre aussi les différents touchers qui caractérisent certains musiciens, les accords abracadabrantesques, les effets du médiator. On expérimente aussi la rythmique du flamenco en l’accompagnant timidement en claquant dans nos mains. Encore un peu et on se croirait dans le Carmen de Carlos Saura. C’est vraiment une journée mé-mo-rable !

Mais c’est pas fini, Samedi 17, Louis Winsberg – qui est en résidence - lance le festival à la Maison de l’île à Auvers sur Oise. Ce soir, on découvre Douce France, je l’ai fait tourner dans la voiture vite fait avant de venir. Il s’agit d’improvisations sur des thèmes de Nino Ferrer, Julien Clerc, Brassens, Nougaro…Il nous avait fait écouter des petites choses au cours de la formation mais sur scène c’est tout autre chose. Des impros déboussolantes qui nous éloignent parfois très loin des thèmes originaux, c’est tant mieux, je ne suis pas venu écouter des réorchestrations. Et là, on est servi…Vous pouvez encore le retrouver sur scène au cours du Festival ùais dépêchez-vous de réserver !

Par gilles barba - Publié dans : MUSIQUE
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Dimanche 18 octobre 2009 7 18 10 2009 00:00


Depuis vendredi j’ai des flyers plein ma sacoche. Il a plu samedi. Il est temps de les distribuer pendant qu’il fait encore beau. On remonte la rue de la Bouterolle et on sillonne le lotissement avec les enfants. C’est là que la pochette se vide le plus rapidement. Hardeville, les pavillons sont plus espacés. On crapahute et on croise quelques flâneurs qui rient beaucoup. On se sépare pour couvrir d’un côté le quartier de la gare et de l’autre le centre hippique ou le haras.

 
   


Loïc en a marre :

« C’est quand qu’on rentre ?

- Après, on a encore tout ça à distribuer ! »

On arrive au croisement de la rue de la Bouterolle. Je crois qu’il est déçu. Il s’attendait à rentrer.

« Pourquoi on met les papiers dans la boîte à lettres ? »

On croise une cavalière, c’est la maman de « Biiip ».

« Pour parler des Duels de monstres

- Et pourquoi c’est nous qui le faisons ?

- Parce que c’est la Bibliothèque qui le fait.

- Et pourquoi c’est pas la maman de « Biiiip »

- Bah tu vois, elle fait du cheval ! Toi tu fais du karaté, y’en a qui font du tennis, du roller, et moi…(à vrai dire je fais pas d’activité-je suis allergique au sport !) Et puis tu vois on fonctionne pas tous de la même manière, on fait pas tous les même choses, on a pas tous les mêmes centres d’intérêt ; peut être que les livres ça l’intéresse pas Peut être aussi que la maman de « Biiip » est égoïste ! Je sais pas moi »

C’est marrant, moi je fais des hypothèses pour expliquer quelque chose et y’en a qu’on rien d’autre à panser (non, y’a pas de fautes) que d’aller raconter leur vie. Ok je suis sourd d’une oreille – c’est un comble pour quelqu’un qui aime autant la musique – et du coup je parle souvent fort parce que je ne m’entends pas ma voix. Mais du coup cette conversation privée entre dans le domaine public. Sortie de son contexte qui n’a rien de plus banale qu’une conversation sur les « pourquoi » pas toujours simple à expliquer, va passer de bouche à oreille et faire bientôt la sortie des écoles. Entendu comme ça, de façon abrupte j’avoue que ça peut choquer et blesser. C’était pas le but. Désolé Madame « Biiip ».

Par contre, moi, en entrant dans la rue de la Bourdelle je continue : « Tu sais, le temps est précieux et chacun fait ce qu’il veut ! T’as vu, souvent je rentre à la maison et je fais rien que regarder la télé. Maman dit que je suis un faignant ! Tu vois». Mais après tout la question reste entière : Pourquoi on fait ça ? Ca fait déjà plus d’une heure qu’on tourne et moi aussi ça me gave un peu – d’ailleurs des recoins  ne seront pas distribué : en allant sur Magny et dans la rue du Château par exemple – je compte sur la distribution à l’école et les derniers flyers que je déposerai à la boulangerie. Alors, pourquoi on fait ça ? Par loisir ? Non, facteur c’est un métier. Pour l’argent ? Non, j’ai encore acheté des cartes et des boîtes métalliques Yu-Gi-Oh d’occasion pour le 26, tant pis ça sort encore de ma poche. Pour la reconnaissance ? Non, je cherche pas les compliments et d’ailleurs j’en ai pas. A part mes proches –une toute petite poignée – j’ai pas eu d’écho pour le gospel par exemple. Pour les livres gratuits ? Non je suis inscrit depuis plus de 10 ans dans l’agglomération de Cergy et j’y vais toutes les semaines. D’ailleurs j’ai eu la chance de voir un jeune groupe d’Argenteuil samedi après midi à l’Horloge. Il s’appelle « Pourquoi pas ? ». C’est charmant ! A suivre…Voilà, je crois que c’est pour ça que je fais les choses, pour la culture, pour faire circuler les images, le son, les mots… ? Ce matin encore on est passé sur le Salon d’Arts Actuels à Magny. Super initiative. Un vrai musée d’art contemporain éphémère. J’ai beaucoup aimé Elisabeth LUNEL, Antoine DUC et le gardien de l’imaginaire. L’expo sur les sculptures au Foyer Rural c’était excellent ! Faudrait continuer.


A la hauteur de la ferme, j’ai tout de même une idée pour répondre à ses « pourquoi »:

« Tu vois Loulou, on fait ça pour lutter contre la fracture culturelle. Tu sais quand on se casse un bras ou une jambe, on met une atèle ou un plâtre et…. ». Je vois bien dans son regard que c’est le bide. On reprend les choses autrement :

« Eh, si je t’amène à la Bibliothèque avec maîtresse, c’est bien ?

-Oh oui on pourra prendre des livres

-Et je vous lirai une histoire

-Et la musique tu as aimé ? Le Gospel ?

-Trop naze !

-Et Blazbro ?

-J’adore. Si tu vois Tedji tu lui dira que je l’aime

-Bah, t’auras peut être l’occasion de le voir et de lui dire en Novembre. Je crois qu’il passe à la Roulotte Russe, c’est un café associatif à Pontoise.

-Ouaaaais ! »

En bas de la rue les chiens gueulent, Mme Ray que vous avez peut être rencontré lorsqu’elle me remplace certains vendredi soir, sort de chez elle. Elle veut vérifier une date avec moi.


En fait je tourne autour du pot. Je me suis senti désarmé quand Mme « Biiip » a débarqué à la maison ; quelqu’un lui avait dit que j’avais dit qu’elle était égoïste et que je la connaissais pas et que j’étais un grossier personnage et que c’était pas bien. Elle a raison, c’est pour ça qu’il ne s’agissait pas d’un jugement mais d’une hypothèse de discussion. Certes malencontreuse. Elle était en colère, on le serais à moins ; j’étais un peu stupéfait qu’une conversation avec un enfant de 6 ans sur les « pourquoi » déclenche un tel tôlé. Qu’est-ce que vous voulez que je réponde à ça ? Je suis resté comme 2 ronds de flan.


Bref et pas bref, du coup je suis depuis cette nuit sur ce bout d’article. Comment en partant distribuer des flyers dans des boîtes à lettres un dimanche après midi je me retrouve avec une embrouille sur les endosses ? Y’a des jours on ferai effectivement mieux de regarder la télé !

En tout cas ça m’aura permis de mettre à jour le site et de commenter mon Duel de Monstres.

Pourquoi Yu-Gi-Oh !?
Je suis né avec des Bd franco-belges dans le berceau : Spirou, Tintin, Pif et puis plus tard Pilote et la Bd adulte : L’écho des savanes, Métal Hurlant, Fluide Glacial, Le Psychopathe, Viper…J’ai dévoré les comics et les petits formats : les Marvel, Tarzan, Akim, Zembla, Blek…et j’ai découvert sur le tard les manga animés avec Goldorak et toutes les séries d’AB production que je qualifiait alors de "japoniaiseries" !

Résultats, ce sont les enfants qui m’y ramènent avec leurs Pokémon, Dragon Ball, Yu-Gi-Oh !, Naruto et autres ; avec des dessins animés à n’en plus finir, des manga et des cartes. Alors là, chapeau c'est une trouvaille ! Il n’y a pas une brocante dont on ne revienne pas sans cartes et c'était encore le cas ce matin à Omerville.

Les manga en vrac sortent comme des petits pains de la Bibliothèque, la Bd franco-belge aussi, c’est rassurant. Parfois même il m’a semblé que les enfants prenaient du plaisir à les feuilleter en première lecture. « Mon fils ne lit que ça ! » m’ont dit des parents navrés. Pourquoi pas ! C’est pourquoi j’ai inscrit la Bibli au « Club manga » de la Bibliothèque Départementale et on a désormais 4 séries complètes. Avec des DLC courtes, il faut que ça tourne vite pour permettre au plus grand nombre d’enquiller les volumes les uns après les autres. J’y tiens !

Donc, pour lancer ces séries j’ai imaginé une animation autour de Yu-Gi-Oh ! à la fois un dessin animé, un manga et un jeu de carte bien connu.

J'ai rencontré fortuitement des jeunes qui se sont lancés dans la vente en magasin de cartes à jouer et organisent régulièrement des Tournois Yu-Gi-Oh ! Ce sont des passionnés et des puristes qui regardent les mangas en versions originales. Je pense qu'ils sauront faire monter la fièvre chez les jeunes gens qui viendront le lundi 26 octobre.
Je sais d’ores et déjà qu’on passe peut être à côté d’un nouveau phénomène manga : Dofus, une série française tirée cette fois d’un jeu vidéo et qui se décline sous différentes séries telles que Wakfu, Pandala…En lisant ce manga, j'ai retrouvé la verve d'un Arleston et son Lanfeust de Troye. Il y a bien des similitudes entre les 2 oeuvres... J’ai découvert ça avec un jeune lecteur qui est passé un soir et je suis allé me renseigner à la Bibliothèque de Pontoise qui possède un fond extraordinaire de bandes dessinées. Avis aux passionnés, c’est là qu’il faut aller.

En attendant voici le détail des 4 séries. J’ai emprunté les résumés à des sites spécialisés dont : http://www.manga-news.com.  

 

 

 


XS

 

De JIHYUNG Song / JIHYUNG Song

Pays d’origine: Coree

Pour public averti: non

Age conseillé: 14 ans

 

Mina Park est une gentille fille un peu garçon manqué et au caractère bien affirmé, mais elle a sur les garçons qui l’abordent un étrange effet. La première fois qu’il la rencontre, à l’âge de 11 ans, Hinchang heo est transpercé par son regard et tombe dans le coma pour plusieurs jours. A son réveil, il a comme la sensation que sa vraie vie ne fait que commencer et que d’une façon ou d’une autre, elle est désormais liée à celle de Mina. En fait il semble bien que Mina ait « quelque chose » en elle que certains recherchent à tout prix, et ce ne sont pas des prétendant à son joli minois. Ce sont des hommes violents et taciturnes aux étranges pouvoirs. des hommes qui se reconnaissent entre eux et la reconnaissent malgré elle… des « hybrides » comme les nomment tous les services de police de la planète. Maintenant que Hinchang a grandi et qu’il est devenu un motard émérite et « trompe-la-mort » autant qu’un amoureux secret et maladroit, saurat- il protéger Mina de son étrange destin ? Mina en a-t-elle vraiment besoin? En a-t-elle vraiment envie ? Un manhwa aux frontières du fantastique et de l’anticipation, servi par un art du dessin original et fort.

 

     
   


Tokyo mew mew

De IKUMI Mia / IKUMI Mia

Pour public averti: non

Age conseillé: 10 ans

Pays d’origine: Japon

 

Cinq jeunes filles deviennent justicières malgré elles après qu'on leur a accidentellement injecté des gènes d'animaux menacés d'extinction.
Elles se retrouvent dotées de pouvoirs magiques et se transforment en créature mi-humaine, mi-animale. Elles doivent combattre des extraterrestres qui veulent utiliser les animaux pour conquérir la Terre. L'extraterrestre qui fusionne avec un animal fait de lui un chiméranimal, monstre géant et nuisible à l'environnement... Deux adolescents, Ryo et Keichiro, veulent prévenir l'invasion depuis leur base secrète, un innocent salon de thé, avec l'aide de ces cinq jeunes filles.
Ensemble, ils montent le projet Mew, destiné à sauver la Terre !

 

 

Naruto

De KISHIMOTO Masashi / KISHIMOTO Masashi

Pour public averti: non

Age conseillé: 10 ans

Pays d’origine: Japon

 

Tout commence de la façon la plus banale qui soit : Uzumaki Naruto est un jeune ninja du village caché de Konoha, rêvant de devenir le meilleur ninja de ce village, de devenir le Hokage, ninja légendaire dirigeant le village afin de le faire prospérer et le défendre des attaques des autres villages. Mais pour devenir ninja, Naruto devra passer (et réussir tant qu’à faire) des examens prouvant qu’ils possèdent bien les capacités pour devenir un bon ninja. Le problème est que Naruto dispose de bien peu de capacités, à part son incroyable volonté, il n’a pas grand chose pour lui. Il devra alors se dépasser et faire équipe avec la fille de ses rêves mais aussi le jeune prodige du village qu’il ne peut supporter.



   


Saint Seiya - Les chevaliers du zodiaque

Age conseillé: 10 ans

Age conseillé: 10 ans

Pour public averti: non

De KURUMADA Masami / KURUMADA Masami

Pays d’origine: Japon

 

Seyar (Seiya en VO) est un jeune chevalier qui vient d'obtenir l'armure de bronze de Pégase au Sanctuaire, en Grèce. Orphelin de naissance, et à la recherche de sa soeur, il accepte de participer à un grand tournoi de combats entre divers chevaliers afin de faire parler de lui, espérant ainsi que sa soeur pourra le voir à la télé. Ce tournoi est organisé par Saori Kido, qui s'avèrera être en fait la réincarnation d'Athéna, que Seyar et ses amis, Shiryû, Hyôga, Shun et Ikki devront protéger au péril de leurs vies.

Diverses forces du mal vont en effet apparaître, et les cinq chevaliers de bronze vont alors devoir mener de terribles combats pour protéger Athéna. Après la lutte contre les chevaliers noirs d'Ikki (un temps ennemi de nos héros avant de repasser du bon côté), ils affronteront tout d'abord les chevaliers d'Argent, puis devront faire face aux terribles chevaliers d'Or, l'élite de la chevalerie. Alors qu'Athena sera blessée par une flèche en plein coeur, nos héros vont devoir traverser les 12 maisons du Sanctuaire en moins de 12 heures afin d'arriver auprès du Grand Pope, seul capable de la sauver. Mais bien des mystères demeurent au Sanctuaire, et notamment sur l'identité du Pope qui s'avère être un personnage perfide et ambitieux, et qui tient le lieu sacré sous sa coupe.

Après cette épopée, nos 5 chevaliers aspirent à un peu de repos, mais cela ne durera que peu de temps : un nouveau danger menace directement la Terre, en provenance du royaume nordique d'Asgard. Revêtus de nouvelles armures, ils vont devoir reprendre le combat face aux Guerriers Divins dirigés par la princesse Hilda de Polaris, et affronteront enfin les Généraux de Poséidon, ce dernier étant derrière la menace qui pèse sur le monde... http://www.planete-jeunesse.com

Par gilles barba - Publié dans : ANIMATIONS
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Mardi 22 septembre 2009 2 22 09 2009 08:57


Il y a un peu moins d’un an désormais, nous annoncions un cycle de 3 concerts à Nucourt : Jazz manouche, Hip-hop et Gospel. Celui-ci a un petit goût particulier :

Avec mon collègue Max – et néanmoins musicien de reggae et de musique antillaise – nous avons passé près de 4 heures dans les bouchons parisiens pour surprendre le groupe Feel’Harmony en répétition. On a découvert des choristes charismatiques – bel exercice de diction – joyeux et passionnés avec une belle proposition disons didactique qui enchaîne le Negro Spiritual (Motherless Child, Let my people go, Down by the river…), le Gospel classique (Happy day, this little light of mine…) et contemporain (O lord, how excellent, You are my daily bread…). L’affaire est dans le sac, nous sommes emballés, reste à convaincre le public…

Pour harmoniser le calendrier des manifestations à Nucourt, le Foyer Rural et la Commission des Fêtes se proposent de s’associer autour d’un projet commun à l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine. C’est une date bien identifiée où l’Eglise St Quentin est à l’honneur. Ne boudons pas l’occasion ! La visite guidée de l’église par Christophe Toupet et Céline Blondeau – archéologues départementaux – me semblent par ailleurs une bonne occasion de clôturer le cycle initié avec les exposés de Daniel Chebili sur les cartes postales anciennes et Christophe Toupet et Céline Blondeau sur les fouilles du Camp César.

« J'aime qu'un plan se déroule sans accroc ! ». Je suis assez de l’avis de John "Hannibal" Smith, c’est pourquoi je me suis entouré :

- d’Aurélien, le régisseur son de l’Ecole de Musique de Vigny. Il est aussi musicien et se produit avec Les démagos.

- de Madame Ray pour le couvert : repas des artistes et apéritif.

J’ai communiqué en direction de la presse, des sites institutionnels, des artisans d’art du Vexin, des chambres d’hôtes, des bibliothécaires du Vexin…Serge a relayé l’info au niveau de la paroisse et la mairie a diffusé les flyers dans les boîtes à lettre et fait un effort tout particulier d’affichage. Chacun a fait du lobbying dans son entourage et malgré tout j’ai encore croisé des Nucourtois qui tombaient des nues à l’annonce du concert : « J’étais pas au courant ! ». Etonnant ?

Et puis soudain, c’est le grand jour, l’action monte en intensité tout au long de la journée pour arriver à son point d’orgue :


 


15h30 – Aurélien installe la sonorisation. L’église St Quentin est un joli petit écrin, certes, mais les piliers centraux cassent le son et cachent la vue. Les choristes ont de la voix mais il faut habiter l’espace et amplifier le son. Le public est sensé participer activement, on ne peut pas se permettre que les voix soient couvertes par les claquements de mains.


 


16h30 – Max arrive à son tour. Avec Aurélien, ils peaufinent les réglages. Ce sont de vraies chauve souris, ils perçoivent des scories sonores imperceptibles.

17h00 - Mme Ray s’inquiète de mon retard. Elle m’attend depuis…c’est trop indécent pour que je le dise. Je plie les gaules, cours à la maison ramasser les boissons au frais, le poulet froid, la salade de riz et le pétatou. (Rdv page 19 de la brochure du Haut Val de Sèvre). On tire une belle nappe en papier, on transforme un meuble informatique en desserte, on installe les plats, les desserts, les boissons. On sera une douzaine à table ce soir. L’accueil c’est essentiel.

   
   


17h30 – Les choristes arrivent enfin. Finalement ils ne sont pas si en retard que ça. La qualité du son est une bonne surprise. Ils font le filage du concert.


18h00 – Retour en bibliothèque pour un encas bien mérité


19h30 – Ponctuels, les quelques invités s’intercalent entre la salade et le dessert. J’ai essayé de réunir des personnalités d’horizons différents. Ils ne le savent pas encore mais j’ai en tête de futures collaborations ; Max s’improvise Médiateur culturel, c’est une formation qu’on suit ensemble avec Culture du Cœur. Il s’en sort parfaitement bien et je l’abandonne pour accompagner le groupe qui souhaite se préparer dans le calme.

20h10 – Sur le parking du cimetière les premiers spectateurs attendent déjà

 


20h30 – Ils s’installent dans l’église. Les bonnes places sont « chères » et ils le savent !

 

21h00 - J'improvise des remerciements et j'introduis le concert. Mr le Maire poursuit.

 
   
   
   
   
   
   


Beaucoup de personnes sont venues à pied, la question du parking est définitivement réglée. Fabrice Hubert de l’Adiam s’est un peu enfoncé dans un champ. Il a soutenu le projet depuis le début. Il sort tout juste de l’inauguration de la Luciole une nouvelle salle de spectacle à Herblay. Il n’est pas le seul à nous soutenir, Didier Dufaut et Emmanuelle Massiou de la Bibliothèque Départementale sont venus à chacune des représentations. C’est bien eux trois qui m’ont encouragés dans ce projet de concerts. Sans oublier Diane Roussignol qui se rend disponible aussi souvent que possible.

Il arrive justement au moment où les choristes font le show, c’est très rock & roll cette manière d’interpeller et d’associer le public. En tout cas c’est efficace, tout le monde est debout, à claquer dans ses mains plus ou moins en rythme. J’aimerai me faufiler partout pour ressentir cette ferveur.

Il me semble que tout le monde est ravi. J’ai compté près de 190 personnes. J’espère que demain les gens viendront aussi nombreux pour profiter de la visite guidée de l’église…Bien que je sois raplaplat, je viens écouter, plus que participer, à la découverte de l'architecture de l'église. C'est étonnant ce qu'un regard averti peut déceler de l'observation des vieilles pierres. Merci.

   
Par gilles barba - Publié dans : SPECTACLES
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Mercredi 2 septembre 2009 3 02 09 2009 07:25
     


Tout commence et tout finit à la Bibliothèque de Nucourt – c’est un peu le nombril du monde, l’alpha et l’oméga ! Holà, je m’égare et ce n’est pourtant pas le jour ! Je cherche un itinéraire de randonnée, proche, court, à l’abri du soleil.



Quoi d’autre ? De la bonne humeur. Le Oubabaou de Percubaba fera l’affaire. Vous connaissez ? Non ! Alors venez d’urgence l’emprunter à la Bibliothèque.

C’est enjoué. C’est enlevé. C’est …que du Bonheeeeeuuur, en chœur, dans la voiture qui nous mène sur la route d’Arthies…


   


Nous voici au départ du « Circuit des 5 châteaux », sur le parking de l’église. On passe devant la mairie, on traverse des pâturages – salut les vaches - on croise un tracteur. Ou vice versa.

On flâne, on musarde, tête en l’air quand tant d’autres déflore le paysage : lamiers, orchidées pourpres, sceaux de salomon.... Tiens des poires, des châtaignes, et des totottes fluorescentes…


   


mais aussi des post-it et des Cocaloïte phalloïde.


 


Je grappille quelques mûres sauvages. Leur goût change d’un buisson à l’autre, question d’exposition.


   


On arrive à Maudétour, son château, les communs, l’église Notre Dame de l’Assomption. Les cyclistes sillonnent le village comme un essaim d’abeilles. Ca donne le bourdon ! Vite, vite la route des Moines et le chemin du Tertre !! Heureusement que je suis déjà passé là autrefois, jadis, car l’itinéraire ne colle pas avec les plaques de rue, c’est du moins mon impression sur l’instant.

   


Qu’importe, on longe le bois de la Brume – ça ne se voit pas à l’image, je l’ai retouchée ! – le lavoir du Tertre récemment restauré nous indique un randonneur virtuel et en face une plaque commémorative en l’honneur d’un certain franc tireur ! Qui est-il ? C’est pas très éloquent.

Dans le bois des Bruyères, on décide de couper court, on bifurque à angle droit pour suivre le GR 11 et rejoindre le pylône de télécommunications.



   


Là, il faut improviser. Contre toute attente, le « chemin d’exploitation » s’est transformé en un vaste chantier ! D’autres se sont déjà plantés à cet endroit avant nous.

   


Tant pis on coupe à travers le chantier. Il s’agit de rejoindre le PR 4, c’est tout. On s’amuse un peu à dévaler de monumentales dunes de sable fin. C’est sympa comme tout. Loïc adopte une technique surf. Rémy s’élance avec audace. Maman ferme la marche tandis que je crible la scène avec cette sagacité qui me caractérise. Pas d’inquiétude, j’ai de bonnes chaussures montantes. C’est pas demain la veille que je me foulerai une cheville. Je me demande tout de même en mon fort intérieur « qu’est-ce donc que c’est que ce chantier là ? » Un lotissement ? C’est immense ! En fait il s’agit d’un golf :

« Site exceptionnel de 80 hectares au cœur du Parc Naturel du Vexin, dans le département du Val d’Oise, Le Domaine du Golf de Maudetour est le paradis des golfeurs. L’établissement est une union subtile entre un grand corps de ferme datant du XVIIe siècle et une architecture contemporaine. La nature s’empare du design intérieur des 121 appartements et suites où l’atmosphère végétale et boisée est présente à travers les tons vert et marron. Avec une prédominance pour le blanc, cet hôtel vise le repos et la détente de ses hôtes, qui auront eu le loisir de se dépenser sur le golf 18 trous du domaine. (Ouverture au printemps 2010) »

Ca vous rappelle rien ? Si, « Le domaine des Dieux » ! Astérix et Obélix !

PR 4 ! Enfin, le bois des Religieuses. Le chemin est lacéré des profondes ornières des tracteurs. Des arbres fendus, abattus – par la tempête ? – Laquelle ? – Celle de 1999 ? – coupent le chemin à plusieurs reprises, il faut chevaucher les troncs ou contourner ce foutoir. Certains arbres portent d'étranges stigmates.


Et quand je lis dans le guide qu’il s’agit d’une « zone marécageuse », alors là, je rigole doucement – c’est le cas de le dire ! Parce qu’en fait de rigole, c’est un fossé, que dis-je un canal !




 
 


J’ai l’impression de suivre une rivière bordée de beaux bouquets de plantes aquatiques. C’est tout à fait charmant. Amusant même de slalomer dans les taillis mais attention aux bestioles et aux tiques en particulier.

   


On longe la N 183 et je soupçonne le domaine de la Feuge de l’autre côté des haies. On suit le chemin en mode pilotage automatique. Erreur ! On débouche sur la nationale en plein trafic et les voitures nous frôlent dangereusement. Nous faisons marche arrière.

   


On est passé à côté d’un monticule de remblais et de ferraille sans soupçonner le bon chemin qui contourne le château des Tournelles. On ne fait que longer un muret tout juste maçonné. Heureusement internet nous propose une visite virtuelle.

La fin de la randonnée est proche. On entrevoit l’église. On pousse jusqu’au Foyer Rural pour s’y restaurer. Ici, ils ont des activités sympas. Rémy a fait de la danse Hip-Hop avec Virginie l’année dernière. C’est ici aussi que nos danseurs de country se retrouvent chaque semaine.

Au retour je me mets en cuisine.

On a tout un rayon de recueils de recettes en bibliothèque. Je n’aurais pas de mal à faire nos gamelles du midi et les repas du soir. C’est toujours meilleur réchauffé dit-on. J’ai 2 lapins « Bien vu » sous cellophane dans le frigo. Bien vu, rien de plus normal pour un lapin ! Aller, une recette aux pruneaux, façon tagine et une petite ratatouille pour sauver mes tomates défraîchies et mes légumes du soleil un peu ridés – le soleil c’est mauvais pour la peau – Zou, pour finir je passe une tarte aux prunes au four.

 


Une fois repus je me glisse sous les draps pour une soirée romanesque... Qu’allez-vous imaginer ? J’ai des livres au pied de mon lit : « Les barcelonnettes tomes 1 et 2 » d’Anne Valleys, « Wolf » de Jim Harrisson et « Encore une nuit de merde dans cette ville pourrie » de Nick Flynn. C’est un vieil aminche retrouvé sur le web – le correcteur automatique serpente sous le mot aminche et me propose amincie, c’est vrai qu’il n’est pas bien épais le garçon mais tout de même ! Il semble que la machine extrapole un peu ma pensée - qui m’a conseillé les deux derniers romans. Il est plus loquace qu’il ne le prétend et si parfois il noie le poisson par timidité je suis sûr qu’il nous laissera un petit commentaire pour nous encourager à découvrir ces 2 titres…L’avenir le dira…

Par gilles barba - Publié dans : LIVRES
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Mardi 18 août 2009 2 18 08 2009 08:37


La rentrée, ça se prépare. D’abord, c’est le grand remue-ménage : mettre en carton les livres – et le reste : les cd, les mangas, les cd-rom….- qui ont tourné toute l’année.

Il faut régénérer le fond. Il faut que ça respire la nouveauté, que les petites mains avides aient le plaisir chaque fois renouvelé de faire sortir quelque chose d’inédit des bacs et des rayonnages !


 


Mais c’est que ça pèse son poids ! On ne sera pas trop de 2 véhicules pour déménager le stock ! Et comme je ne veux pas être le seul prescripteur, j’ai proposé à Valérie, Alexis, Loriane et Rémy de m’accompagner.


 


Les jeunes font le plein de bandes dessinées : Gaston, Snoopy, Petit Vampire, l’Agent 212, Rantanplan, Luky Luke, Yakari, le Petit Spirou, Parker et Badger, cédric, Titeuf, Raghnarok, Iznogoud, Léonard, Margot et Oscar Plachu…


…que je complète génééééreusement d’une bonne brassée de Tchô acheté à prix discount, d’une pincée de Naruto acheté d’occasion chez Emmaüs et d’un cabas de Bibliothèques Rose et Verte nouvelles génération acheté…d’occasion chez Gibert Jeune. Tient, il n’est plus, Jeune ! Ainsi vont les choses…


Pourquoi ces collections un peu marketée ? C’est un test. Est-ce que ces séries dérivées peuvent conduire certains à lire plus spontanément ? Rémy dévore les Titeuf dans la soirée et il en redemande. Alors pourquoi pas Foot de rue, Totally Spies…

Depuis la reprise de la Bibliothèque il y a 6 ans, le fond des romans jeunesse a été réanimé. Les dons, les achats en brocantes ... ont permis de revivifier cet univers et pourtant ce sont toujours les même sempiternels « Grand Galop » qui sortent ! Sans parler des bandes dessinées et des Dragon Ball et autre Yu-Gi-Oh !....
Je profite de l'occasion pour remercier Mme Loriette qui a fait don à la bibliothèque de nombreux ouvrages : une belle série de romans courts de L’école des loisirs et du tout venant.

C’est là qu’on atteint les limites de l’amateurisme. Valérie a raison, il faut faire vivre ce fond, se poser, rediscuter de notre mission, mettre en valeur les œuvres, sensibiliser…C’est un métier !

Donc, pendant que les enfants remplissent un charriot de bandes dessinées, Valérie et Diane font connaissance, visitent, choisissent les collections automne – hiver de la Bibliothèque de Nucourt.


A l’autre bout des locaux j’amoncèle en vrac avec un grand V des documents sur les animaux, les hommes préhistoriques et les gaulois.

Les animaux ça défile ! Il n’y aura bientôt plus de grands singes à l’état sauvage – c’est inquiétant – et les zoo deviennent des conservatoires des espèces mais les documents circulent toujours autant, comme quoi il n’y a pas d’incidence directe entre l’intérêt qu’on porte au sujet et la préservation de la biodiversité. D’ailleurs aucun livre sur l’écologie, le réchauffement climatique, la nature…n’est sorti cette année, malgré la sensibilisation à laquelle nous avons contribué en septembre dernier avec l’opération « Nettoyons la nature ». Peut-être que c’est dans la cellule familiale qu’on s’initie ?


Le retour, c’est l’enfer. C’est facilement 3 jours de travail à temps complet : remettre en rayon, saisir les notices des livres et des revues récemment achetés et du tombereau des dons qui stagnent depuis parfois plusieurs mois, étiqueter, tamponner…Et puis, il va encore falloir retourner à la Bibliothèque Départementale. On a eu les yeux plus gros que le ventre. On n’a pas la place de tout stocker. Et puis j’ai commandé un peu de son : du gospel et du négro spiritual en prévision du concert que le Foyer Rural organise à l’Eglise à l’occasion des Journées du Patrimoine le Samedi 19 Septembre à 21h00 en collaboration avec la Commission des Fêtes.

 


Feel'Harmony

Par gilles barba - Publié dans : VIE QUOTIDIENNE
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